Meg Mucklebones

Legendary Scale Bust – Collectibles

Legend fait partie de ces films qui ont voyagé avec les cinéphiles, comme moi, nés dans les années 70. D’abord parce que ce métrage leur était destiné et ensuite parce qu’il s’agit de l’un des seuls films d’Heroic Fantasy de cette époque.

Ce qui fait la force de la pellicule, outre le fait qu’un beau Tom Cruise imberbe gambade dans des champs grassement fleuris, est sans nul doute la présence de créatures d’une beauté à couper le souffle. C’est peut-être ce qui sauve toute l’œuvre, après tout. En effet, les clichés d’une Light Fantasy naïve foisonnent de toute part : licorne d’une blancheur immaculée, farfadet à poils, gentil garçon des bois qui va bien entendu charmer la belle de l’histoire…etc.

Mais force est d’admettre que Darkness, incarné par le génial Tim Curry, en impose. Mais en ce qui me concerne, il existe un autre monstre tout aussi bien fait. Meg Mucklebones, la sorcière des Marais !

Sideshow nous livre donc cette créature sous forme de buste, ce qui convient assez bien compte tenu de l’apparence générale du personnage dans le film (on ne voit jamais ses jambes)

La découpe est soignée, précise. Il s’agit d’un vrai buste, et non d’une demi-statue. En disant ça, e pense par exemple aux bustes édités par , qui arborennt des bras et l’intégralité du torse

Le rictus de la belle en dit long sur sa fourberie et ce sont des dents pointues qui saillent de la gueule, collées après le moulage du buste. Le souci du détail apporté à la chevelure me comble à chaque observation. Et la société américaine a eu la bonne idée de coller des mèches qui pendent bien droites, comme alourdies par la crasse et l’humidité.

Quant au socle, il est l’essence même de ce qui prévaut, à mon sens : il est sobre, uni. Certains prétendront qu’il fait trop « pièce d’échec », à l’instar des bustes . Pour ma part, c’est comme ça que je conçois un buste !

Le paint job est un point délicat, tout le monde le sait. C’est d’ailleurs de là que viennent les premières critiques émises lors du déferlement des photos personnelles des américains, une fois le produit réceptionné chez eux. Mais heureusement, comme bien souvent, les photos mentent ! Les teintes sont subtiles, avec plusieurs couches de vert pour donner un contraste. L’iris des yeux est légèrement violet autour d’une pupille noire comme le jais. L’ajout de vernis sur tout le buste permet justement de simuler l’humidité de laquelle est issue la créature. Sur les cheveux, cette couche brillante renforce l’aspect poisseux et on attendrait presque à sentir les effluves émétiques diffusés par Meg !

Au final, il s’agit d’une pièce magnifique, totalement adaptée au personnage. Elle satisfera tous les férus de Légende et, dans une autre mesure, tous les fans de monstres !

– Sarlacc

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