Reepeecheep

Statue :

Il y a des personnages qui sont particulièrement « casse-gueule » pour un cinéaste, pour la simple et bonne raison qu’ils dépendent d’un dosage parfait entre plusieurs ingrédients, sans quoi ils tombent aussitôt dans le ridicule le plus évident. Lorsque ce « dosage » d’alchimiste est réussi on obtient, par exemple, Gimli, croisement entre un guerrier farouche et un clown un peu maladroit. Ou encore Chewbacca, qui rentre dans le même registre. Nommons également Hellboy, ce subtil mixage de bestialité, de cynisme et d’esprit enfantin. Bien entendu, on se doit de mentionner les plantages complets, Jar Jar Binks en tête. Car dans ce cas précis, aucun savant mélange il n’y a. Ce n’est qu’un sidekick crétin qui n’apporte rien aux héros et à l’avancée de l’histoire.

Les listes établies ci-dessus n’ont évidemment rien d’exhaustif et tendent à s’allonger à mesure que les réalisateurs accouchent de nouveaux métrages.

Reepeecheep, la petite souri au grand cœur, fait partie de ces réussites. Il s’agit du plus parfait exemple du « dosage » dont je parle : comment rendre crédible un rongeur-guerrier sans qu’il soit risible ? En voyant les deux derniers volets de Narnia, on se rend compte que le sourire qui s’esquisse sur nos visages n’est pas un sourire moqueur, mais bel et bien la manifestation d’un profond attachement.

Ce sentiment a effectivement motivé mon achat. Outre son caractère emblématique, la statue de Reepeecheep est également une très belle réussite 3D…

Commençons par le sculpt. J’aurais envie d’user de raccourcis en disant simplement qu’il s’agit du travail de – et donc que c’est fabuleux –, mais je n’en ferai rien. La texture du poil est rendue de façon fine, tout comme les quelques ornementations du minuscule plastron. Les oreilles, la petite boucle d’oreille et la plume sont autant d’éléments qui n’ont pas échappé aux sculpteurs, donnant à la pièce toute son « accuracy »

Le paint job est également satisfaisant, sans être parfait, comme souvent. Mais il rend justice aux détails de la sculpture, ce qui est déjà en soit une grande qualité. Il y a une certaine homogénéité dans les teintes, mais à quelque part, c’est totalement fidèle au modèle de base.

Parlons également du socle. Tout en finesse, il expose une sorte de couleur granitique du plus bel effet, tranchant avec celui des statues tirée du premier opus, de teinte ivoire.

Quant à la pose, elle est iconique, partiellement statique, ce qui est, à mon goût, la meilleure alternative pour une statue. Son épée minuscule est pointée vers un ennemi imaginaire, que le rongeur semble défier d’une manière assez désinvolte.

Puisque l’on parle de l’épée, je tiens à préciser qu’il s’agit peut-être du point négatif de la pièce. Elle ne tient que partiellement dans son encoche, située dans le pommeau, et c’est un cauchemar à fixer. Au moindre geste brusque lors d’un transport, au moindre choc, elle se casse la figure. Attention donc à ne pas la perdre !

Mais dans son ensemble, nous avons là une statue de qualité, représentative d’un personnage qui est dorénavant ancré dans l’imagerie populaire du cinéphile moyen. Un personnage culte, en somme ! Et peut-être que son tirage limité de 100 exemplaires feront de cette pièce une sorte de Graal pour bon nombre de collectionneurs. Et peut-être même est-ce déjà le cas.

-Sarlacc


Commentaires ou questions? Ca se passe sur nos forums!

Tags:,