Christopher Johnson as Prawn


Polystone statue – Collectibles

District 9 se trimballe une jolie réputation de film culte, et ce depuis sa sortie en salle. La raison est simple : il s’agit d’une histoire chiadée, servie par des acteurs au top et des effets spéciaux franchement impressionnants. District 9 s’est imposé comme une bouffée d’air pur dans un contexte filmique pauvre en originalité et qui tourne en rond à force de remakes et préquelles.

L’un des aspects bienvenus, c’est justement l’intérêt porté aux créatures du film. Leur design révulse, et n’insuffle aucun élan empathique. Du moins au prime abord ! Car à mesure que l’histoire se développe, les Crevettes gagnent en « humanité », alors que les humains cultivent leur « monstruosité ». L’idée n’est pas forcément nouvelle, mais le traitement l’est sans le moindre doute.

Le spectateur s’attache aux extraterrestres. Evidemment, les deux spécimens en mesure de représenter au mieux l’espèce ne sont autres que Christopher Johnson et son fils. Christopher est l’un des deux héros du film. Son fils cristallise quant à lui l’affection qu’éprouve le spectateur pour les Crevettes. Les magiciens de chez ont réussi à donner à ces deux personnages une véritable personnalité et des émotions perceptibles malgré leur apparence froide, primitive. Les yeux laissent transparaître quelque chose, mais il s’agit de l’unique élément. Le reste des émotions, ces deux Crevettes les étalent à coup de scènes magnifiques, subtiles, où leurs actions témoignent de leur véritables intentions, si nobles.

Encore une fois, le pari était osé pour la firme de PJ : produire en masse une statue à l’effigie de ces deux créatures.

Le sculpt est à couper le souffle. Les détails sont légions. Il faut dire que les Crevettes présentent de bien nombreuses saillies, appendices, plaques chitineuses ou antennes qui évoquent directement les crustacés de notre planète (d’où leur nom). A cela s’ajoute un socle absolument majestueux, une sorte d’assemblages de différents déchets qui rappellent bien évidemment l’univers craspec des bidonvilles. On notera la présence de quelques boîtes pour chats en l’honneur des friandises préférées des Crevettes.

Avec une sculpture aussi démentielle, il fallait un paint job également convaincant. Heureusement, la production de masse s’en sort à merveille. Les détails sont bien mis en valeur par une peinture nuancée, avec des ombrages qui accentuent l’effet de relief. Les yeux font l’objet d’un soin tout particulier, une condition sine qua non à la réussite de l’ensemble.

Quant au socle, une bonne dizaine de couleurs se côtoient pour le plus grand plaisir du collectionneur. Notons que les boîtes pour chats possèdent une étiquette collée, ce qui amplifie l’impression de réalisme.

Il faut aussi signaler la présence des tatouages du MNU qui se trouve sur le côté gauche de la tête des deux Crevettes. Dans le film, cela ne saute pas tout de suite aux yeux mais si on regarde attentivement on remarque que c’est vraiment le cas : les réfugiés extraterrestres sont marqués comme du bétail!

La pose est tout en finesse, iconique comme je les aime. J’adore tout particulièrement le fiston, dont le regard reflète la crainte, et qui se calfeutre derrière la jambe protectrice de son père. Détail qui a son importance, le petit porte dans sa main le spray que Wikus va malencontreusement retourner contre lui au début du film. C’est un peu le point de départ de toute cette histoire, et l’avoir placé dans la composition est une riche idée.

Les antennes sont de petites structures collées au reste (ce n’est pas au collectionneur de les mettre) mais sont faites d’une matière qui autorise une certaine amplitude de mouvement. La casse est par conséquent limitée à ce niveau. Attention toutefois aux épines et aux membres relativement fins des Crevettes.

Je pense avoir fait le tour de cette magnifique statue. En cette période où cartonnent surtout les plus grosses licences, recevoir un objet tiré d’un film aussi marginal est un plaisir que je ne dissimulerai pas. Pour moi, c’est ce genre de petites pièces qui donnent un peu de piment à ma passion.

Merci . Vous avez assuré. Comme d’hab’ serais-je tenté de dire…

– Sarlacc

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