Review : Sauron Weta, repainted version

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Cette review est un peu particulière puisqu’elle porte sur une statue repeinte pas mes soins. Je vais donc essayer de donner mon avis sur la pièce, tout en expliquant en quelques lignes le travail effectué et le pourquoi d’une telle démarche.

Je me souviens très bien de l’annonce faite par , lorsque les statues de LOTR se vendaient comme des petits pains. Toute une série de pièces avaient été annoncées en même temps, avec entre autres le Morgul Lord et le Sauron. C’était en pleine époque de sortie du Retour du Roi, avec toute l’effervescence qui allait avec. Encore plus impressionnant, les précommandes avaient été ouvertes avant même la moindre photo promotionnelle des statues ! Du jamais vu ! Autant dire que Sauron faisait partie du haut de la wish list de la plupart des collectionneurs…

Deux ans seront nécessaires jusqu’à la sortie de la pièce. Si si ! Vous avez bien lu !

Lors de la réception du Sauron, j’avais malheureusement été déçu par la qualité du paint job. De couleur trop sombre, le lieutenant de Morgoth prenait des airs de statue non-finalisée, recouverte d’une peinture « à la va vite ». D’autant plus que le résultat ne faisait absolument pas honneur à la sculpture de base, absolument époustouflante… J’ai donc pris la décision de m’armer de pinceaux, échaudé par mon copain wargrider qui avait fait de même de son côté.

La pose de Sauron est noble, sobre. Campé sur ses deux jambes, il se délecte du port de son Anneau Unique. En fait, la statue rappelle parfaitement la première apparition du Maïar au début de la Communauté de l’Anneau, au moment où les flammes semblent engloutir le personnage. La prestance est de mise, et il en découle une statue emblématique à souhait.

La sculpture est impressionnante, mais malheureusement, il est difficile de s’en rendre compte avec le paint job de base : mis à part quelques coups de peinture métallique et quelques éclaboussures brunes pour simuler la boue sur la cape et les bottes, il n’y a pas grand-chose. On a l’impression que les artistes ont envoyé très rapidement cette phase de coloration…

J’ai donc fais quelques mélanges de mon côté, et me suis lancé dans le travail de « restauration ». Pour les surfaces lisses, j’ai employé un coton-tige pour étaler la peinture de manière adéquate, principalement sur les épaulières ou les autres parties d’armure dénuée de décoration. Pour les endroits plus riches en détails, j’ai procédé à un brossage à sec, toujours avec la même couleur de mon crû. C’est à ce moment que toutes les petites enluminures apparaissent et donne enfin justice à ce chef-d’oeuvre. Bon sang, c’est du travail d’orfèvre ! A l’époque, si mes souvenirs sont bons, on parlait d’une statue qui avait demandé plus de 1000 heures à plusieurs artistes réunis. Cela ne m’étonne absolument pas. Et aucune pièce d’armure n’est épargnée par cette minutie : le casque – une magnificence à lui tout seul –, la masse d’arme, les gants de fer, les solerets munis de pointes au niveau des talons… Les photos sont d’ailleurs là pour en témoigner.

Le socle n’est rien d’autre qu’un morceau de la Montagne du Destin, une roche sombre mais qui lutte contre son point de fusion. On remarque effectivement qu’une chaleur effroyable couve en dessous, de par les lézardes emplies de lave. Un jour peut-être, j’utiliserai mes pinceaux pour redonner de l’éclat à ces teintes rouge et jaune… Le choix d’un tel substrat est judicieux puisqu’il renvoie clairement à l’histoire de l’Anneau : la montagne en question est le lieu de sa création… et de sa destruction !

A ce propos, un élément que j’affectionne tout particulièrement est la présence de l’Anneau à l’index du personnage, un bijou de pouvoir que le seigneur des ténèbres semble exposer aux yeux de tous, comme un témoignage de sa toute-puissance. Métallique, l’Anneau ressort à merveille sur l’amure grise, et se permet même une touche de réalisme !

On a reproché à la statue d’être particulièrement « maigre », mais j’ai l’impression que les auteurs de ces critiques avaient quelque peu oublié le design du personnage : Sauron est ainsi ! On l’imagine même famélique sous son armure, un être cadavérique ou en tout cas élancé, proche d’un zombie avide de mises à mort…

La cape flotte au vent, et donne un peu de mouvement à l’ensemble. Sauron est vraiment présenté dans tout son faste, toute sa malignité et sa « beauté ».

Car comme bien souvent, les méchants de nos histoires favorites jouissent d’une beauté difficilement réfutable. Et le travail d’orfèvre des artisans de chez ne fait que rendre justice à ce fabuleux design. La preuve : en quelques secondes de présence à l’écran, Sauron est resté gravé dans l’imagerie populaire. Peut-être pas autant qu’un Vader, mais suffisamment pour les 9500 pièces de cette statue soient toutes vendues aux particuliers. La cote a même un peu évolué vers le haut…

Si ça c’est pas du succès…

– Sarlacc

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