Alien Big Chap

Polystone Maquette : Collectibles

Alien est sans doute l’un des univers les plus porteurs en termes de produits dérivés. De nombreux fabricants ont obtenu les licences, et donc le choix est vaste. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Quatre films, quatre façons de voir les Aliens. Leur design change au fil des épisodes, tout comme leur gestuelle ou leur comportement. Le premier film de la franchise joue sur la subtilité, sur les ombres menaçant la lumière, sur le mimétisme de la créature. C’est un vrai film d’horreur tourné dans l’espace. L’ambiance est lourde, étouffante même. Une sensation étonnante lorsqu’on se balade dans l’infinité du cosmos.

A l’époque, Giger avait été recruté avec d’autres artistes pour tourner Dune. Après quelques complications, le projet est abandonné mais le Suisse est remarqué. Ses dessins serviront à l’élaboration d’un monstre qui allait entrer dans la légende. devait respecter donc cet état de fait et était attendu au tournant par des milliers de fans.

Il y a une chose qui saute aux yeux lorsqu’on ouvre le carton. Cette statue est gigantesque, et les dimensions et autres photos dévoilées par la firme américaine ne m’avaient pas préparé à ça. Ainsi, l’Alien se hisse à près de 70 cm, soit presque aussi haut que le Predator Cinemaquette ! L’une des photos plus bas est là pour en témoigner.

La créature est livrée en plusieurs parties : les deux bras, la queue, le socle et enfin le corps. Les différents éléments s’emboîtent très facilement avec l’aide d’aimants pour les bras et de tiges métalliques pour la queue et le corps/socle. Toutefois, il semble que quelques problèmes de production ont engendré des soucis avec la fixation de la queue… Ce n’est pas mon cas, mais je tenais à le spécifier pour ceux qui voudraient l’acheter en magasin : contrôlez ce point !

Pour ce qui est de la sculpture, c’est vraiment un tour de force. On retrouve ce mélange si caractéristique d’organique et de mécanique. Les détails foisonnent, et sont très précisément sculptés. On notera même la présence de vrais tuyaux au niveau de la nuque du monstre. Il en découle un merveilleux contraste sur la statue, un bonheur absolu pour prendre des photos sous toutes les coutures. Le dôme transparent est l’une des principales marques distinctives de l’Alien du premier opus. C’est d’ailleurs cet élément que j’adore, car il recèle quelque chose de profondément troublant : au-delà de la surface translucide grimace un… crâne humain ! Cela rappelle origine de la créature, qui puise son essence dans l’être qu’elle parasite. On pourra ainsi reconnaître le costume que portait l’acteur. J’entends par là qu’on sent les jointures, les pièces usinées et collées sur la combinaison… Il y a également les talons compensés, qui permettaient de gagner quelques précieux centimètres afin de donner tout son gigantisme au monstre. Cette constatation n’est rien de péjoratif : c’est tout simplement le plus sincère hommage au design de base.

Parlons un peu du paint job, maintenant. Les coloris tire sur le bleu gris avec quelques touches de beige sur les contrastes. Le résultat est magnifique. En effet, ce côté un peu erratique dans les teintes donne comme du réalisme à l’ensemble. La peau de la créature n’est pas uniforme et fait montre de quelques imperfections. Les incollables de l’univers d’Alien ont pourtant déploré ce parti pris, arguant que la vraie couleur est différente. Pour ma part, j’ai l’impression qu’elle devrait tirer un peu plus sur le brun pour être parfaitement accurate, moi qui ai eu la chance d’admirer l’un des costumes originaux présents au Musée Giger à Gruyères, en Suisse. Mais au final, cela ne me gène absolument pas ! Au contraire, cette teinte permet même de différencier l’Alien avec le Warrior en un clin d’œil, un détail qui a son importance pour ceux qui désirent exposer les deux côte à côte.

Le socle est simple, mais personnellement il me convient parfaitement. Des taille modeste, il n’augmente pas inutilement la hauteur de la statue, qui culmine tout de même à près de 80 cm !

Un élément me faisait craindre le pire, celui du dôme. Comme je l’explique plus haut, cette caractéristique symbolise quelque chose de fort, puisqu’il rappelle l’origine de l’Alien, imprégné par l’essence humaine. C’est aussi grâce à cela que l’on distingue très clairement les créatures des deux premiers opus. Utiliser une résine transparente était un challenge risqué : il était facile de tomber le kitsch. Mais l’insertion du dôme est soigné (malgré quelques petites imperfections) et s’intègre parfaitement à l’ensemble. De plus, le crâne humain que l’on perçoit en dessous a également fait l’objet d’un soin particulier, avec l’application d’une peinture toute en subtilité, avec quelques « veines » sombre parcourant la calotte crânienne.

Pour terminer, je vais parler de la pose, car c’est sans doute ça qui alimenté la plus grosse « polémique » autour de cette pièce. L’Alien est debout, légèrement voûté, tel un vieillard fatigué. Mais je utilise cette évocation pour décrire la gestuelle figée dans la résine, et non pour décrire l’aura qui s’en dégage ! Cette créature est en train de marcher dans les ténèbres, ses sens à l’affût… Peut-être une proie a-t-elle été détectée sur la droite !

Cette pose est donc bien différente de celle de la maquette de Aliens 2. Tant mieux, pour les mêmes raisons citées plus haut lorsque je parlais des différences de paint job.

Pour moi, cette statue est l’une des plus belle créations de l’Alien. Tout y est, et elle est bien partie pour devenir une référence en la matière, à l’instar de la Cinemaquette !

Maintenant, , tu peux te pencher sur le Newborn car tu as un client suisse d’assuré !

– Sarlacc

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