Le filon collection?

Dossier SwissCollectors

Un dossier confectionné par notre bon vieux Firestorm, aka Deltarr à l’heure actuelle. Ça remonte à quelques années déjà, mais je pense que ça n’a pas vraiment changé…

Il y a encore 15 ans, les produits dérivés ne se trouvaient qu’en magasin spécialisés et les quelques marginaux qui achetaient telle statue ou telle figurine étant souvent considérés comme de doux dingues, un peu crétins sur les bords.
Puis au fil des ans, les produits dérivés remplacèrent le bibelot sur la bibliothèque ou le rebord de cheminée, n’importe qui voulant ramener une partie de son film ou sa BD préférée chez lui.

Les compagnies ont vites compris qu’une nouvelle vache à lait était née: Les Collectionneurs.

Et nous parlons ici aussi bien du “hardcore” fanatique qui se rue sur ses statues comme un écureuil sur des noisettes que du collectionneur amateur qui achète une statue ou un buste sur un coup de coeur.
Depuis quelques années, une recrudescence de compagnies hétéroclites misent sur l’attrait de tel ou tel film à succès pour se remplir les poches. Ces compagnies créent pour la plupart de très bon produits dérivés qui s’arrachent dès les premiers instant, les rupture de stock étant monnaie courante alors que l’objet n’est même pas encore en vente.

Dans un sens, tout le monde est gagnant: le collectionneur peut exposer ses plus beaux objets dans son appartement et les compagnies font de juteux bénéfices. La boucle est bouclée et on repart pour un tour, le collectionneur toujours à l’affût d’une nouvelle pièce à accrocher à son tableau de chasse et la compagnie de vouloir toujours plus d’argent.

Ce système pourrait être parfait si il n’y avait pas notre amie la cupidité qui entre en jeu à ce moment là.

La compagnie B voyant que la A fait de l’argent en proposant une statue de 15cm, décide qu’après tout, elle aussi pourrait faire de même mais en mieux: et c’est l’escalade, on passe à 30cm puis au ¼ pour finir à la réplique 1:1
On pourrait y voir une aubaine car qui dit compétition, dit baisse de prix. Mais non, on remarque que les sociétés qui produisent ces objets se copient mutuellement et acquièrent toutes les mêmes licences pour nous sortir, il faut bien l’avouer, le même genre de proder sous une forme quelque peu modifiée et de plus en plus CHER…
Mais c’est sans compter le BUDGET collection de tout un chacun ici qui, même si son envie de posséder la réplique exact des tongues de Popeye dans “Les Bronzés” est limite maladive, devra faire sans, son porte-monnaie lui interdisant l’accès à cet objet culte…

Oui mais c’est un peu comme tout alors ? Je veux une Ferrari mais je ne peux pas me l’acheter vu mon salaire.
NON, les proders étaient avant tout un moyen de perpétuer le rêve (que ce soit d’un film ou d’une BD, etc…) et perdent désormais leur première fonction pour entrer dans la catégorie d’objets de luxe que seuls une poignée pourront un jour s’offrir. (Bien que je sois conscient qu’un objet limité vaille son prix, mais dans des limites raisonnables).

Et puis si tout le monde commence à faire la même chose, on se retrouvera vite avec 10 éditions du Terminator et on en oubliera ce qui faisait l’attrait premier d’une collection: sa diversité.

Attention donc à ce que ce filon ne s’assèche pas subitement et que les collectionneurs se lassent et laissent tomber leur passion… ce serait vraiment dommage…

Alors que faire ?
Nous n’avons certainement pas la réponse miracle à cette question.
Le filon s’assèchera-t-il vraiment ? Ou alors les ventes de proders se feront dans de grandes salles de ventes aux enchères ? Seront-ils réservés à une élite ?
L’exemple est peut-être poussé un peu à l’extrême mais aux vues des nouveaux produits qui arrivent sur le marché et surtout de leurs PRIX, on peut se poser la question…

– Firestorm

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