Lurtz – Gamma Project 2

Fan Made Life Size Bust by Max

Voilà ma troisième review concernant un projet SwissCollectors arrivé à son terme. Enfin presque, puisque à l’heure où j’écris ces lignes, je suis le seul à avoir reçu le monstre ! Les autres personnes impliquées auront la chance de le réceptionner dans la première partie de l’année 2013. Bref, cette fois, c’est au tour du Gamma Project 2 d’être à l’honneur, à savoir un buste grandeur nature de Lurtz. le capitaine Uruk de Saruman.

L’objet de cette review n’est pas de retracer l’historique du buste, car un autre article s’en chargera, un peu à la manière de ce que nous avons fait pour le Hellboy Alpha Project 3.

Ainsi, je vais m’attarder sur la description de l’œuvre, tout en restant le plus objectif qui soit.

Il aura fallu des mois à notre ami Max pour finaliser la sculpture de ce buste. Et je pense que ça saute aux yeux dès les premières secondes d’observation. Le nombre de détails sur la peau dépasse la majorité de tout ce que j’ai pu voir dans ma vie de collectionneur. Les rides, les petites cicatrices, les plissements dus à l’expression sauvage de l’Uruk-Haï… On remarque même des sortes de pores qui rythment les joues. J’associe ça à des cicatrices de vérole ou d’une scarlatine mal guérie !

Lurtz est un personnage au faciès asymétrique. Le côté droit présente une pommette proéminente par rapport à sa voisine de gauche. L’un des yeux est plus ouvert que l’autre, une caractéristique que l’on retrouve bien évidemment dans le film et que les participants du projet tenaient absolument à retrouver sur leur buste. Cette difformité générale dans la composition du visage a poussé Max a oublié certaines règles de proportions, et je dois admettre que c’est en partie ça qui ressort et donne au personnage toute sa crédibilité.

Mais le soin de l’artiste ne s’est pas seulement porté sur la visage, mais également sur la nuque, les oreilles, et même une partie du dos et de la poitrine, même si une bonne partie de ces zones disparaît au final sous l’armure du monstre.

Puisque nous y sommes, attardons-nous justement sur cette armure. A la base, l’idée était de sculpter toutes les parties de cette brigandine bâtarde, faite de cuir et de plaques de métal. Mais nous avons finalement décidé d’opter pour des matières nobles, en accord avec chaque participant du projet. Ainsi, l’armure se sépare en trois parties. Il y a tout d’abord une chemise en tissu qui mime à la perfection le cuir (la peinture des artistes a en effet sublimé la matériau) et se retrouve plaqué sur la base du buste. Par-dessus, on peut placer les plaques de métal, qui viennent recouvrir les pectoraux. Deux lanières croisées de cuir permettent de tenir l’ensemble en se vissant au niveau des omoplates. Là encore, Max a triché avec la matière, en mélangeant de la résine avec de la poudre de ferraille. Le résultat est d’un réalisme à couper le souffle : on jurerait que chaque plaque de l’armure pectorale a été forgée dans un vrai métal ! Finalement, Lurtz endosse la partie cuir de son attirail de protection, qui vient se greffer par-dessus tout le reste. Et là, on se rend compte que Max ne s’est pas retranché derrière des excuses bidons : il s’est mué en couturière pour l’occasion ! Le cuir a été découpé, percé, cousu, affublé de quelques clous du plus bel effet ! On a même droit au deux languettes qui retombent sur le torse. Si ça c’est pas du courage !

Passons maintenant à la gueule de Lurtz. Car franchement, c’est l’élément qui m’a le plus impressionné sur cette nouvelle création. Max a poussé sa folie créatrice  jusqu’à un stade qui laisse pantois. Ainsi, les gencives, les dents, la langue et même le fond de la bouche ont été sculptés, moulés et peints. L’ajout de verni apporte sa pierre à l’édifice du réalisme, et quelques gouttes de salives pendent même du palais ! On notera même un trou béant dans la gencive supérieure, la cicatrice d’une molaire manquante. Quelle idée fabuleuse !

La sculpture est magnifiée par un pain job d’une qualité sans demi-mesure. Tout d’abord, la peau. Un vrai casse-tête lorsqu’on analyse attentivement la créature du film, qui présente un éventail étourdissant de nuances. Certaines zones du visage se distinguent du reste par leur rose malade, causé par une dépigmentation quelconque. De plus, des entrelacs plus sombres quadrillent toute l’étendue de la peau. Les détails sont si nombreux que je ne vais pas en dresser la liste mais plutôt vous faire profiter de clichés que j’espère révélateurs.

Et la Main Blanche, dans tout ça ? Un élément obligatoire pour retranscrire tout le fanatisme du monstre. Sa dévotion ne souffre d’aucune faille et toute sa force, son endurance et sa rage de vaincre est au service de Saruman ! Par cette simple marque de guerre, on sait que le Lurtz représenté est celui de la deuxième partie de la Communauté de l’Anneau, lorsque la traque commence.

Encore une fois, je reviendrai sur les détails qui ornent l’intérieur de la bouche. Les artistes se sont amusés à ne rien laisser au hasard. La langue comporte plusieurs roses qui se chevauchent, tout comme les gencives, le tout agrémenté de petites taches noires. Des saletés ? Des marques de naissance ? Difficile à dire. Quant aux dents, elles gardent une coloration blanche tout en transparence, avec une jolie couche de tartre, une caractéristique des monstres peu soucieux de leur hygiène buccale. Le résultat plonge le spectateur dans un dégoût profond. Un gage de qualité, en somme !

La peinture effectuée sur l’armure n’est pas en reste. Oui, vous avez bien lu, les parties en cuir comportent elles aussi leur lot de touches colorées ! Les techniques employées ajoutent un effet usé, rouillé, mal entretenu, effet déjà amorcé par le traitement qu’avait fait subir Max au cuir pour reproduire la réalité d’une dure vie de guerrier.

Venons-en aux cheveux, maintenant. Max a utilisé plusieurs types de fibres qui seront décrits dans le making-of. Collée en petits paquets sur le crâne, la tignasse n’est peut-être pas aussi fournie que sur l’original, mais cela reste très proche de la réalité. Attention, je tiens à préciser que leur manipulation requiert un maximum de prudence, car l’implantation reste très délicate. Max s’est donc aussi recyclé dans la coiffure de mode ! Et en tant que tout bon coiffeur qui se respecte, la queue de cheval a été exécutée de façon irréprochable.

Voilà, je crois que j’ai fait le tour du sujet. Il est inutile de poursuivre une description qui se solderait finalement par des répétitions malencontreuses. Et je préfère vous inonder de clichés qu’être responsable d’une indigestion de phrases.

Lurtz est un Gamma Project, c’est-à-dire un projet « fermé » à quelques copains. C’est donc encore une fois une histoire de camaraderie et de partage. C’est fou ce qu’un objet peut susciter comme émotions…

– Sarlacc

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