Dutch Schaeffer


Premium Format : Collectibles

Après avoir mangé du Predator jusqu’au gavage – par pour moi, mais pour certains –, voilà que nous propose quelque chose de nouveau : une Premium Format du major Dutch Schaeffer…

Il est clair qu’en termes de marketing, la créature est bien plus intéressante, et c’est la raison pour laquelle cette franchise attire les convoitises. Tout ou presque a été produit sur ce monstre : bobble head, réplique de casque, figurines de toutes les tailles et de toutes les qualités, réplique d’armes, dioramas, bustes, statues… Bref, comme je l’évoque plus haut, Predator se taille souvent la part du lion.

Je possède moi-même plusieurs représentations de la créature, mais j’avais réellement envie d’explorer de nouveaux horizons, toujours dans le même univers. D’ailleurs, il y a quelques années, nous a gratifiés d’un Dutch magnifique et d’un Billy ma fois peu convaincant (la faute à des histoires de droits à l’image, qui ont entraîné un net problème de ressemblance avec l’acteur). Aujourd’hui, c’est au tour de de montrer ses compétences, dans un registre bien différent du fabricant nippon, à savoir la statue…

Il est inutile de rappeler les soucis de production auxquelles a dû faire face ces dernières années. On était donc en droit de craindre le pire, peu après avoir découvert les premiers visuels du Dutch. Les photos officielles font montre d’une qualité impressionnante, autant sur le plan « ressemblance » que sur celui du paint job…

La sculpture est exemplaire, aucun doute là-dessus. Trevor Groove a fait un remarquable travail sur les courbes du visage, et c’est peut-être le Arnold le mieux réussi dans la gamme Premium Format. Les cheveux ont bénéficié d’une finesse sans demi-mesure. A ce propos, je garde en mémoire des chevelures relativement peu travaillées, qui me semblaient parfois à la limite de la fainéantise. Ici, il n’en est rien. Lorsqu’on voit de quoi est capable pour les cheveux de ses personnages, pas étonnant que en prenne de la graine… Honnêtement, c’est ce genre de « vraie-fausse » concurrence qui pousse les fabricants à se surpasser, pour le plus grand bonheur des collectionneurs. On notera tout de même des trous dans les bras qui sont trop voyants. A vouloir représenter les pores de la peau, les artistes ont été emportés par leur zèle… Dommage.

Les habits ? Un sans faute. Les pantalons militaires se retroussent au niveau des chevilles, à la manière des Rangers. Excellent ! Et j’adore tout particulièrement le harnais et la ceinture, tous deux très détaillés.

Pour ce qui est de la pose en elle-même, je la trouve simple et bien choisie. Il s’en dégage une sensation de mouvement, sans tomber dans l’excès. Dutch est à l’affût. Il semble chercher quelque chose – à moins que quelque chose ne le cherche lui. C’est pour cette raison que la tête exclusive, avec le cigare, me paraissait inutile. Qui serait tenté de fumer un cigare avec un Predator au derche ?

Le paint job est bien réussi dans l’ensemble. Nous avons droit à quelques nuances sur le visage qui rappellent les peintures de camouflage du personnage et le traitement des yeux est tout à fait satisfaisant. Des collectionneurs déplorent néanmoins quelques soucis de strabisme, l’un des grands points faibles de la firme américaine. On se souviendra encore longtemps de « l’incident Neytiri statue»… Heureusement pour moi, mon exemplaire est correct, sans la moindre asymétrie, avec une petite couche de verni simulant l’humidité du regard.

Pour ce qui est de l’arme, je constate que sur plusieurs exemplaires, le canon est quelque peu courbé, un détail que je qualifie de dommageable, bien évidemment. devrait réellement porté un peu plus d’attention sur ce genre de choses…

A côté de son fusil d’assaut, Dutch porte un pistolet amovible que l’on peut glisser dans un holster pendu à la ceinture, ainsi que deux couteaux : l’un sur la cuisse, et l’autre sur le mollet. Un armement à la hauteur d’une telle bête de guerre !

J’en arrive au vrai point noir de cette statue. Le socle… Le souci n’est pas qu’il soit mal peint, mal sculpté ou que sais-je… Non ! C’est surtout le choix artistique de la part de qui me déplaît. Pourquoi ce métal ? Pourquoi une sorte d’architecture extra-terrestre, mélangée aux lianes et fougères ? A mon sens, il n’y a là aucune adéquation par rapport au film. J’aurais préféré un socle simple, avec des plantes, un tronc d’arbre, de la mousse… etc. A ce propos, a eu la bonne idée de fournir des plantes en résine à l’effet plutôt sympa. On aurait pu imaginer une base recouverte par ce type de végétation… Un socle qui met en avant l’univers verdoyant du film…

C’est donc un Arnold de plus à ajouter à nos collections. Cette Premium Format cumule les qualités, et même si quelques défauts viennent ombrager le tableau, nous tenons là une petite perle pour tous les amoureux de Predator.

– Sarlacc

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