L’histoire de Lurtz, Gamma Project II

Dossier : L’histoire du Lurtz, Gamma Project 2

« Un dossier fleuve… Je crois qu’on pourrait l’appeler ainsi! En effet, le staff de SwissCollectors a décidé de vous offrir quelque chose de nouveau, en collaboration avec Maxime Roudaut, de manière à retranscrire du mieux possible l’histoire de ce fabuleux buste. De ce fait, ce dossier se partage en deux parties. La première a été réalisée par la team de SwissCollectors, une sorte de descriptif des différentes étapes « humaines » qui ont mené à la réalisation de l’oeuvre. La deuxième partie se consacrera quant à elle à la réalisation du buste, grâce aux explications passionnées du sculpteur. Trêve de blabla, il est temps de plonger dans l’aventure de ce Gamma Project, qui mine de rien se sera étalé sur plus de deux ans! »

Partie 1 : l’histoire « humaine », par Sarlacc

Avant la sortie de Lord of the Rings, les grands studios démontraient une certaine réticence à puiser dans l’univers de la Fantasy. Il a fallu qu’un Kiwi hirsute convainque ses supérieurs de lui accorder le crédit nécessaire. Résultat ? L’une des fresques cinématographiques les plus incroyables est née, malgré les médisances de certains qui voyaient en l’œuvre de Tolkien quelque chose d’inadaptable. A l’heure actuelle et pour beaucoup de monde, cette trilogie représente l’apothéose d’une passion pour le cinéma.

Lurtz… Un capitaine Uruk-Haï qui n’apparaît pas dans les livres, mais qui s’impose pourtant comme l’un des grands méchants de la Communauté de l’Anneau. Un pari osé, surtout vis-à-vis des puristes du chef-d’œuvre littéraire. Mais c’est le genre de liberté que doit prendre un réalisateur lorsqu’il adapte un texte, le cinéma étant un médium obéissant à des règles différentes.

Malgré la rareté des scènes dans lesquelles Lurtz apparaît, l’orc marque les esprits par sa bestialité, sa soif de sang et sa loyauté sans faille pour son maître, Saruman. Ce sont toutes ces caractéristiques que j’avais en tête lorsque j’ai proposé à Max de nous embarquer dans une nouvelle aventure.

A l’époque, nous nous concentrions sur l’Alpha Project de Hellboy ainsi que le Gamma Project consacré au Faune. Mais une idée s’est imposée dans ma tête, un peu comme ces envies spontanées qu’ont les femmes enceintes. J’ai visualisé Lurtz, la gueule ouverte, arborant ses peintures de guerre. Je me suis dis qu’un buste à son effigie ne serait que justice, au vu de l’importance du personnage dans le premier film – il tue Boromir ! – et du design fabuleux que lui ont conféré les studios .

C’est donc au téléphone que j’ai fait part à Max de cette idée. Et là, j’apprends que l’artiste ne connaît pas vraiment l’univers des films. Il fallait donc pallier au problème avant de se lancer dans l’aventure. Mais quelques photos du monstre ne manqueront pas de toucher la corde sensible de Max, grand amoureux des créatures au design bien torché. Le feu vert est donc donné.

Pour l’accomplissement de la chose, j’avais besoin d’une équipe de copains afin que Max rentre en partie dans ses frais. Mais, de mon point de vue, c’était avant tout l’idée de partage qui a motivé mon désir de transformer ce fantasme en projet de groupe. Quoi de plus génial et de plus naturel que de vivre sa passion à plusieurs ? C’est d’ailleurs l’esprit de SwissCollectors depuis ses premiers balbutiements.

Le premier à me rejoindre n’est autre que Cédric (Pizza), mon ami, mon frère d’âme. Depuis que nous nous connaissons, nous découvrons à quel point nos passions et l’histoire de nos passions convergent. Suivent Rémy (ttrem, mon copain avec qui je partagent des festivals de Gérardmer), Lord_Fanatykk (dont certaines photos ont malencontreusement été détruites…LOL), Wargrider (Jean-Michel, poto de longue date rencontré grâce à SC) ainsi que Raam, jeune recrue de notre site (enfin pas si jeune car il commence à prendre de la bouteille…).

Une équipe de chocs, une équipe d’amis.

Il faudra laisser du temps à Max pour mener à bien le Hellboy et le Faune, tant et si bien que les premières ébauches de Lurtz sont exécutées. Au début de 2012. Rappelons que l’embryon de ce projet s’est développé en été 2010 ! LOL ! Quand on dit que la passion ne connaît aucune limite…

Au début de l’année 2012, j’ai demandé à Max de rajouter un buste supplémentaire. Ainsi, une huitième personne nous a rejoints : Black Morgul Lord. C’était ma manière à moi de le remercier pour le fabuleux travail qu’il a fourni en ce qui concerne mes différentes créations littéraires. Je garderai toujours en mémoire ton implication, ta franchise et tes critiques, mon ami ! Tu m’as donné plus que tu ne le crois, à commencer par une bonne dose de motivation que j’utilise encore pour avancer, ligne après ligne ! De tout cœur, merci, et j’espère que ce joli buste te fera rêver autant que moi !

Même si la phase de sculpture n’a pas encore commencé, les personnes impliquées parlent déjà du faciès, de l’armure et des autres caractéristiques que devrait avoir notre Lurtz. C’est lors de ces différents débats sur notre topic que nous nous sommes mis d’accord : nous voulions une expression de rage bestiale, de sauvagerie liée au combat. Quoi de mieux qu’une gueule ouverte et bien baveuse pour manifester une telle fureur ? Nous tenions également à retrouver l’asymétrie du visage de l’Uruk, car c’est en quelque sorte sa marque de fabrique : son œil gauche a la particularité de s’ouvrir de façon abusive comparé au droit, et ses pommettes n’ont ni la même forme ni la même taille. D’un commun accord, nous avons également opté pour les peintures de guerre que porte le capitaine Uruk-Haï en l’honneur de son maître, Saruman. Ainsi, la Main Blanche orne le faciès du monstre.

Une fois que toutes ces caractéristiques sont rassemblées, c’est-à-dire une fois que la direction est donnée, Max peut commencer le monstre. Les premières photos débarquent et c’est déjà le coup de foudre. Comme à chaque buste créé par l’artiste, on reconnaît clairement les traits de la brute. Puis de nouvelles photos renvoient les premières au placard et s’imposent comme un nouvel uppercut. A côté de la sculpture l’artiste et son escouade créatrice nous montrent aussi les différents essais de ce qui deviendra bientôt l’armure du monstre, faite de métal et surtout de cuir.

Les réactions sont élogieuses et, comme toujours, très constructives. Les remarques évoquées, Max les prendra en compte pour persévérer et améliorer son œuvre. Ainsi, nous demandons par exemple que l’asymétrie du visage soit encore renforcée.

Il faut plusieurs mois à l’artiste pour parachever la phase de sculpture. Mais le travail est loin d’être terminé car il reste maintenant toutes les étapes d’application des différentes couches de peinture. Gabriel épaule Max pour cette tâche et les deux chenapans nous servent finalement un buste proprement hallucinant. Les participants sont aux anges : une fois de plus, la qualité de la peinture magnifie la sculpture ! Et lorsque l’armure, les yeux et les cheveux font leur apparition, c’est le clou du spectacle !

Afin de compléter la review réalisée il y a quelques semaines, nous avons décidé de vous offrir encore quelques photos du monstre dans la galerie ci-dessous. Profitez !

Enfin, de manière à réitérer l’expérience du Hellboy, nous sommes en train de développer un certificat pour le Lurtz, en partenariat avec notre pote Kenobiv que nous remercions au passage. Encore une fois, l’optique du staff est de rendre ces projets aussi « passionnés » que possible.

Je vais maintenant parler à la première personne et vous m’en excuserez. Ce projet est peut-être celui qui m’est le plus personnel parmi tous ceux que nous avons menés à bien sur SwissCollectors. Il y a plusieurs raisons, et la première est directement liée au film duquel est tirée la pièce. Lord of the Rings représente pour moi la quintessence de ma passion pour l’imaginaire. C’est tout simplement le plus beau spectacle auquel j’ai pu assister dans ma vie de cinéphile, comme si cette fresque était parfaitement en phase avec ma sensibilité. Par conséquent, un projet tiré de cet univers n’a pas de prix sur le plan purement affectif. Deuxièmement, c’est une idée qui a germé dans ma tête et que j’ai proposée au sculpteur, par opposition au Faune qui suit la logique inverse (l’idée venait de Max). On peut donc le comparer à une « commande perso », même si je déteste cette expression ; en effet, elle ne reflète aucunement la représentation que je me fais d’un tel projet. Et enfin, c’est un Gamma Project, ce qui veut dire que, dans notre cas présent, c’est votre dévoué Sarlacc qui s’est prêté au dur exercice de la sélection des participants. Une telle déclaration peut faire l’objet de critiques et j’en suis conscient, mais c’est vraiment ce qui différencie les Alpha de nos Gamma. Ici, aucune liste ouverte. Rien que des potes, des passionnés que je côtoie sur les forums ou dans la vraie vie. Des gens qui comptent pour moi et avec lesquels je voulais absolument partager mon idée. Alors bien entendu, on pourrait me reprocher d’avoir privilégié certains au détriment des autres… Désolé, vraiment. J’espère que les gens comprendront ma démarche, de bout en bout. Et j’espère qu’ils comprendront la démarche de tous les autres membres du staff, qui s’échinent à développer également des Gamma Project de leur côté.

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis le seul à avoir reçu le buste. Celui de mon bro-Pizz ne devrait pas tarder, ainsi que les suivants. Rappelons que chaque buste est unique à sa manière, avec un souci du détail que Max veut constant d’un exemplaire à l’autre. Nous sommes bien dans un cas d’artisanat pur, au sens noble du terme. Ce qui implique une patience de la part de ceux qui font partie de l’aventure. De la patience et de la confiance. Je crois intimement que ces deux ingrédients sont essentiels à nos projets et je tiens une fois de plus à remercier chaque personne inscrite pour avoir su le comprendre. Ce genre d’expérience renforce les liens qui unissent notre communauté, raison pour laquelle le staff de SwissCollectors va persister dans son optique à vous offrit toujours plus de surprises !

Merci à tous. Et longue vie à notre communauté de geeks !

– Sarlacc

 

Partie 2 : l’histoire artistique, par Maxime Roudaut

Ce projet m’a été proposé par Fabrice Pittet pour la communauté de Swisscollectors.ch. L’organisateur et une bonne partie des membres du forum sont passionnés par la trilogie de Peter Jackson. Le choix du personnage s’est porté sur Lurtz, le chef des Uruk-hai. Un personnage hyper intéressant, une vraie machine à détruire au physique impressionnant!

L’avantage de travailler « en groupe » est justement d’obtenir les avis et points de vue de chacun et d’incorporer des éléments auxquels on n’aurait pas pensé en travaillant tout seul. Les participants se sont donc accordés sur cette photo comme référence pour l’expression, car elle représente parfaitement l’agressivité du personnage.

Techniquement, l’étape suivante consiste à recueillir un maximum de références: captures du film, images de making of, articles etc… Faire la somme de toutes ses informations pour tenter de créer un objet en 3 dimensions fidèle au film. Voici un test rapide pour définir la découpe finale du buste.

Le but était d’avoir un résultat réaliste: de vrai cheveux, des yeux de verre, un maximum de détails et recréer les différentes couches de vêtements/armure. Sachant cela, la création de ce buste se divise en 4 grandes étapes: Sculpture, moulage, peinture, vêtements et finitions.

1) La sculpture

Une fois toutes ses informations regroupées, on devient juste super impatient de vraiment commencer à travailler les volumes ! L’armature est en mousse polyuréthane et sera découpée en fonction des proportions de Lurtz. Puis recouverte de ruban adhésif, ce qui limite de dégazage de cette matière hyper toxique et donne une surface « propre » pour rajouter l’argile.

J‘ai utilisé de la Chavant NSP soft pour ce projet. C’est une pâte à modeler à base d’huile qui ne sèche jamais, contrairement à de l’argile naturelle (à base d’eau) qui durcit et craque en séchant. Au final le choix de la pâte dépend vraiment des goûts de l’artiste et du type de projet mais la Chavant grâce à sa dureté permet de créer des détails très fins.

La sculpture se compose de 3 éléments différents qui se rajoutent/insèrent sur le buste: yeux, dents et armure. A noter aussi que les bords de l’armure sont modifiés par rapport à l’original pour obtenir une découpe en rapport avec les courbes du buste. Les yeux sont 2 billes de résine comme celles-ci qui seront percées pour indiquer la direction du regard, on est sûr que le diamètre/forme sont bons et facilement déplaçables.
Les dentiers sont sculptés à part pour facilement rajouter les détails, ils seront fixés sur le buste. On part donc d’empreintes humaines (les miennes…) que l’on modifie pour essayer d’être fidèle au film. Les voici en cours pour vérifier qu’elles s’emboitent bien.(06 Sculpture)Un tirage en résine sera placé dans la sculpture pour plus de maniabilité.

Les participants aident vraiment à avoir un avis extérieur sur la sculpture. Par exemple au niveau des yeux, Lawrence Makaore a souvent un œil bien plus ouvert que l’autre. C’était important d’essayer d’incorporer un peu du jeu de l’acteur. On a tenté de faire de même pour l’asymétrie de son visage: un coté plus large que l’autre, un œil plus bas, la mâchoire inférieure de travers, une oreille plus haute à cause du maquillage etc… Les textures et détails donnent beaucoup d’informations sur le passé et mode de vie du personnage. Sa peau devait sembler épaisse, vraiment abimée.

Il y avait peu de références pour son torse, on est partit sur des rides très profondes en s’inspirant de la peau de crocodiles. Les os de sa colonne vertébrale sont hyper marqués aussi. Même si les 3/4 de son torse sont recouvert, il était important qu’ils soient détaillés… et surtout parce c’est cool de pouvoir retirer son col et de découvrir d’autres détails dessous!

2) Moulage

Je trouve que le moulage est la partie la plus technique dans ce genre de projets. Il faut vraiment bien y réfléchir à l’avance et connaitre les matériaux afin de limiter les erreurs. Comme on le voit sur cette photo, Lurtz à malheureusement été décapité…

Ceci afin de retirer ses dentiers et mouler l’intérieur de sa gueule. Ensuite plusieurs couches de silicone sont appliquées sur le buste afin d’en capturer les détails. Les carrés sont des clés qui serviront à repositionner la partie en silicone dans sa chape. On recouvre le silicone de résine afin de justement créer une chape, c’est le support qui permettra au silicone (matière souple) de garder sa forme. La chape est divisée en 4 parties pour faciliter le démoulage, le tout s’assemble ensuite comme un puzzle. Il ne reste plus qu’à couler la résine pour avoir une copie de la sculpture! Ce tirage sera poncé et les éventuels défauts corrigés.

Le but était de recréer chaque couche qui composent les dentiers. Les dents sont donc recouvertes d’une seconde couche de résine (gencive) qui ont chacune leur teinte respectives. Le tout donne une bonne base pour la peinture.
L’armure a été sculptée en partant du principe que les Uruk-hai ne sont pas spécialement perfectionnistes ou regardant sur les détails. Leur aspect devait être pratique, robuste et agressif. On devait obtenir une surface lisse tout en gardant certaines bosses qui indiquent que le métal a été façonné rapidement. Le but n’était n’était pas de faire une belle armure mais une armure qui protège!

La sculpture en Chavant a été moulée une première fois en alginate et plâtre(08 Moulage). Ce moule ne servira qu’une fois. Le tirage est poncé plusieurs fois pour obtenir une surface encore plus lisse. Ce prototype servira pour créer le moule définitif. Les tirages définitifs sont un mélange de résine et poudre de métal. Les armures deviennent froides même au toucher!

3) Peinture

Le travail de pour la peinture est super original! Ils ont créé une sorte de dépigmentation un peu stylisée qui donne l’impression que ces créatures ont eu une croissance très brutale.
Voici le premier test de peinture pour voir comment les couleurs fonctionnent entre elles:(01  Peinture). J’ai eu la chance de travailler avec Gabriel Gonzales pour déterminer les teintes définitives. Il a fait énormément de recherches afin de trouver les bonnes teintes et à bien amélioré le résultat final. Nous sommes donc partit de la couche la plus claire, une sorte de rose cochon… Puis nous avons rajouté les jaunes, rouges et plusieurs marrons pour finir avec une teinte vraiment sombre. C’est assez bizarre à expliquer comme technique mais il fallait créer des motifs qui se détachent les uns des autres. Un peu comme une carte géographique où l’on se rend compte que les continents « s’emboitaient » il y a longtemps.

Marine Cariou et Zenia Barrios ont travaillé à l’élaboration des yeux. Voici une partie des couches de peinture et le résultat avant de rajouter la résine transparente (cornée) (12 peinture)
Pour vous donner une idée de l’hygiène buccale de Lurtz. Les armures sont peintes avec le chrome Alclad qui se compose d’une sous couche noire extrêmement brillante et d’un chrome. La couche de chrome est vraiment légère pour garder un aspect sombre. Plusieurs couches d’acrylique vraiment diluées par la suite pour simuler la rouille, boue ou le sang. Essayer de montrer qu’elles ont une histoire.(14 Peinture) Les même techniques pour vieillir le cuir, Les Uruk-haî n’ont vraiment pas temps à perdre à avoir l’air propre!

4) Vêtements finitions

Il faut maintenant coller ses cheveux mèches par mèches en en recréant le sens d’implantation naturel. Puis assembler toutes les pièces crées auparavant, travailler sur les raccords… Par exemple boucher les creux entre les gencives et lèvres, pareil pour les yeux etc… Zenia est responsable de la création des patrons, de la découpe, assemblage et tout ce qui concerne l’usure du cuir. L’ensemble a été cousu à la main: le cuir est percé point par point grâce à une aleine puis cousu en utilisant du fil ciré. On voulait que certaines coutures soient irrégulières ou même craquées pour montrer l’effet du temps. Plusieurs coups de râpe. C’est vraiment impressionnant de voir à quel point cette matière est résistante!

Voici donc les différentes couches de vêtements, Lurtz en t-shirt. L’armure et le col.
Et viens le moment effrayant où il faut quasiment détruire tout ce que l’on a fait auparavant: rajouter la main blanche, abimer les cheveux, simuler la bave, boue et autre saletés. C’est peut être un goût personnel mais je trouve que sans cette étape l’ensemble ne semble pas cohérent. Essayer de montrer aussi que les différentes pièces de cuir sont liées les unes aux autres.

Je remercie vraiment chaque participant et l’équipe du forum de nous donner l’occasion de travailler de cette manière et surtout de votre confiance et passion !

– Maxime Roudaut