Dark Rider of Mordor

 Premium Format – Collectibles

Cette statue a subi les critiques découlant d’une comparaison instinctive avec la célèbre , et ce dès les premières photos disponibles sur le web. C’est à quelque part dommage, tant les différences sont nombreuses entre les deux objets : échelle, matière, pose… Deux objets tellement distincts qu’ils sont, à mon avis, totalement complémentaires dans une collection. Je ne vais donc qu’effleurer les parallèles entre et et me focaliser sur la Premium Format.

La taille est tout d’abord impressionnante puisqu’elle avoisine 80 cm de hauteur ! Pas facile à caser sur nos étagères. Heureusement, le fait que le cheval soit sur ses pattes arrière permet de gagner en largeur et de restreindre un tant soit peu les problèmes ergonomiques à ce niveau.

La pose est sobre, classe et dynamique. On en plein mouvement, mais un mouvement sans excès. Bref, moi qui aime les poses iconiques et statiques, je suis relativement bien servi, heureusement. Le cavalier tend une main gantée de fer… Que cherche-t-il à attraper ? Ma réponse est simple. J’ai toujours imaginé un Frodo tétanisé, serrant fort son anneau contre lui. C’est la raison principale de mon choix pour la version normale au détriment de la version exclue, qui présente une main supplémentaire tenant une dague du Mordor. A l’instar de mon poto Darknight, cette statue évoque vraiment la confrontation entre les Hobbits et les Nazgûls peu avant de passer le gué.

Les artistes ont exécuté un sculpt absolument grandiose sur le cheval. Le nombre de détails est ahurissant et on pourrait passer des heures à le contempler sous toutes les coutures. Les poils, les lacérations sanglantes dans le pelage, les clous dans les sabots… Autant de petites choses qui donnent à l’ensemble une réelle dimension d’œuvre d’art. Ajoutés à cela, toute une panoplie de lanières, de boucles ou autres chaînes ont été produites en métal ou dans une matière qui rappelle du cuir. Quoi de mieux pour créer un harnachement digne de ce nom en termes de réalisme ?

On reconnaîtra l’œil de Sauron, représenté par une structure métallique plaquée contre le poitrail de l’animal. Un élément qui, étrangement, ne se retrouve pas sur la statue . Autre détail intéressant pour tous les fans de la franchise, l’épée livrée avec le Nazgûl nous indique clairement qu’il s’agit du… Roi Sorcier ! En effet, le pommeau de l’arme est caractéristique, avec ses pointes en forme de « couronne ».

En regardant correctement, on apprend que le destrier est bel et bien un étalon. Pour s’en convaincre, il suffit de passer en revue les différentes photos exposées ci-dessous.

Passons maintenant au cavalier. Bien entendu, je mets de côté tout le côté « tissu » du personnage, mais la sculpture des pièces d’armure est réellement maîtrisée. Apparaissent ainsi les rivets, et chaque élément semble s’imbriquer dans les autres. La sensation de réalisme, encore une fois, nous envahit.

Pour ce qui est du socle, pas de souci. On est en présence d’un sol truffé de racines et gorgé d’eau.

J’en viens au paint job. Restons au socle puisque nous y sommes. C’est ici que le bât blesse, malheureusement. Il n’est aucunement question d’un échec en soit, soyons clair. Mais la corporation ricaine a malheureusement opté pour la facilité en nous offrant une peinture uniforme, fade, sans la moindre nuance. Alors oui, il y a bien quelques traces de vernis qui donne une chouette impression d’humidité, mais est-ce suffisant ? Les photos publicitaires présentaient un socle avec une terre beige qui garantissait un superbe contraste avec le cavalier et sa monture. Là, on assiste à un amalgame de teintes sombres, si proches les unes des autres qu’elles nuisent à l’ensemble. Je compte m’embarquer avec Darknight dans le repaint du socle, histoire d’obtenir quelque chose de vraiment cohérent et agréable à l’œil.

Pour le reste de la statue, la peinture est magnifique. Les subtilités au niveau des plaies font froid dans le dos, et on imagine, non sans une pointe de dégoût, le traitement infligé à ces montures dans les écuries du Mordor. On pourra également s’attarder sur les yeux du cheval, d’un rouge malsain. Trop prononcé pour certains, il me convient parfaitement. On est en présence d’une créature du mal, ne l’oublions pas ! J’en veux pour preuve cette molaire, taillée en pointe, comme la canine d’un carnivore. Un détail, certes, mais qui retranscrit très bien la malignité du destrier. Caractéristique morphologique de l’espèce ou mutilation infligée par les Nazgûls ? On s’imagine aisément les spectres utiliser des limes pour poncer les dents de leur coursier…

L’intégralité de l’animal est sombre, noir. Mais des nuances grises et brunes, principalement des éclaboussures de boues, atténuent la teinte.

Qu’en est-il du tissu ? Il se résume à la toge du Roi Sorcier, qui se sépare en plusieurs couches. La capuche, lors du montage, vient se poser sur une sorte de support qui fera office de tête. Ainsi, les différentes pièces de tissu permettent de donner au personnage son vrai design, bien plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord.

Je finirai par souligner que le montage peut se révéler fastidieux. Il faut poser le cheval et insérer la queue dans le socle en guise de troisième « pilier » – une question évidente d’équilibre. Il faut ensuite placer la cavalier, crocher les pieds dans les étriers (ils sont en plastique souple, n’ayez pas peur de forcer un peu pour passer les solerets à l’intérieur !), installer la capuche et finalement attacher les ceintures portant les armes. Pas facile, surtout avec une fiche explicative totalement pourrie de la part de (les photos sont tellement sombres qu’on ne distingue rien ou presque).

Au final, nous avons là une pièce de choix, un petit bijou de résine et de tissu qui pourrait à lui seul représenter LOTR dans une collection ! Des PF comme ça, j’en voudrais plus souvent !

 – Sarlacc

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