CollectorMania 6

| COLLECTORMANIA 6 – MILTON KEYNES (OCTOBRE 2004) |

« Octobre 2004… Il y a bientôt 10 ans. Que le temps passe vite! Ce reportage se trouvait sur l’ancienne version de SwissCollectors, et on s’est dit que le remettre sur le nouveau site serait l’occasion de se souvenir de deux ou trois choses! Bonne lecture! »

Un matin d’octobre 2004…

Une virée doit toujours commencer par un problème…

Pizza débarque chez moi le soir d’avant le départ. Tout va bien pour le moment. Avec Eddie, on se fait les 3 une petite soirée Pizza-Bière devant la Nuit des Sangsues (Epatez-moi….). Tout va bien…

Le lendemain, on se retrouve sur la route pour Genève et son aéroport… Tout va bien… jusqu’à ce qu’on tombe dans un monstre bouchon…

Tout va mal. L’avion part dans 30 min et on a pas encore enregistré nos bagages. La tension atteint son paroxysme… Arrivés devant l’aéroport, on fonce vers l’enregistrement… fermé… Tout va mal… On demande des renseignements à un petit gaillard d’Easy Jet…
« Vous avez du bol les gars, l’avion a du retard !« 

Le sourire aux lèvres, on nous permet alors de donner nos bagages… Tout va bien. C’est bien la première fois qu’un avion en retard me rend heureux…

On décolle, on boit notre bouteille de rouge habituelle, jusqu’à ce qu’un Stewart nous la confisque, sous prétexte que c’est interdit… On a soif pourtant…

Arrivés à Luton, on prend le bus, on se rend à Milton Keynes, on se paume dans la ville, on fait 2 heures de marche inutile et enfin on trouve notre hôtel, qui se trouvait à 200 mètres de notre station de bus. No comment.

L’hôtel est cool, et on se rend vite sur les lieux de la convention pour un repérage. Les stands déballent leurs proders, on analyse les prix. On fait ensuite un tour dans l’immense centre commercial où se situe la convention, qui commence demain.

Après un bon souper bridé, dodo.

Vendredi

7h00, le réveil sonne. On se fringue et en avant pour une première journée, qui s’annonce très prometteuse. Les queues n’ouvrant qu’à 9h00, on est largement en avance… On se dirige très vite vers l’endroit où notre ami Billy Dee Williams, alias Lando Calrissian, sera présent. Avec satisfaction, nous nous rendons bien vite compte que nous n’occupons que la 4 ème et 5 ème place de la file ! La journée commence donc plutôt bien. Puis vient l’attente. Durant ce temps, Pizza et moi analysons les gens qui nous entourent. Flagrant constat : la moitié des fans sont obèses. On est pas loin des States. Certains sosies se baladent même entre les stands, comme celui de Chuck Norris. Culte.

C’est avec une joie non dissimulée que Pizza accoste sa petite Loïs, qui constituait l’incarnation féminine parfaite de toute sa jeunesse pré pubère. Faut dire que Superman est certainement le film qui a enflammé sa passion du cinéma. Margot Kidder, qui incarna magnifiquement Loïs dans les 4 films est très sympathique, surtout avec les enfants qu’elle adore. Nous on est des gros gamins Madame ! Ben non ça n’a pas marché… Pizza a tout de même posé avec la femme de ses rêves (un peu périmée certes…), mais je ne doute absolument pas que cette photo est maintenant sous cadre à côté de son Balrog … »Périmée oui mais toujours aussi charismatique ! » m’engueule Pizza… Certes, tu as foutrement raison !

10h30 environ, voilà que les acteurs arrivent l’un après l’autre. Brent Spiner (Data dans Star Trek), Michael Dorn (Worf dans Star Trek également), des couillons de chez Buffy, et notre tant attendu Billy Dee. Un type assez taciturne, timide presque, mais qui s’est révélé très charmant à notre encontre (faut dire que le chocolat suisse ça fait toujours son petit effet). Un petit blister et une petite photo signés, une petite photo avec la star et hop, on doit déjà partir. Faut dire que la file est longue derrière nous.

Direction maintenant les acteurs de LOTR. Bon inutile de préciser que pour Pizza et moi, ces films représentent l’apothéose même de notre passion pour le cinéma. Autant le dire tout de suite, les jambes tremblaient un peu. Tout d’abord Nathaniel Lees, qui joue Ugluk l’Uruk Hai qui dirige la petite armée de l’Isengard au début des Deux Tours. Il joue également Mifune dans Matrix 3, dans l’une des plus belles scènes d’action que j’aie pu voir ces dernières années. Il s’agit bien entendu de la scène d’attaque des Sentinelles sur Zion, où les quelques humains rescapés se battent férocement à bord de leurs APU. Lees est en fait l’acteur qui joue le chef de cette armée robotisée… Cette rencontre fut un véritable plaisir, puisque Nathaniel est hyper charmant et très ouvert aux questions. Il a même accepté de poser avec moi sur une photo en faisant la tronche de l’orc qu’il incarnait.

Puis vint le tour de Sala Baker, un habitué du Collectormania. Il a joué différents rôles dans LOTR, comme des Uruk-Hai et Sauron lui-même au début du premier volet de la trilogie. Il travaille actuellement sur le premier épisode des Chroniques de Narnia en Nouvelle Zélande. Un grand gaillard bien balèze. Très sympa également, bien que mes questions lui soient un peu passé au-dessus de la tête. Il semblait par moment absent et ne portait qu’un intérêt minime à ce que je lui disais lorsque je lui posais des questions relatives à la future statue de Sauron. Savait-il seulement de quoi je parlais ? Mis à part ces petites remarques, force est de constater qu’il est tout de même très drôle et toujours au rendez-vous pour jouer les PlayBoy…

Thomas Robins est lui aussi une personne très enthousiaste, humble et ouverte. Il tient le rôle de Déagol, le cousin de Sméagol au début du Retour du Roi. Il nous a confié qu’il serait enchanté de venir en Suisse pour une éventuelle convention.

L’après-midi, nous nous baladons entre les stands afin d’y découvrir pourquoi pas la perle rare, ou en tout cas une bonne occase. Puis vient la fin de la journée… Un petit resto italien, et on se rentre ! Demain, 2 grands acteurs n’attendent que nous !

Samedi

Le samedi s’annonce plutôt génial. Mais le monde est au rendez-vous et la différence avec le vendredi est flagrante. La queue se fait maintenant devant l’entrée même du centre commercial de Milton où se déroule la convention. Les portes s’ouvrent vers 10h, et c’est une plèbe en furie qui s’engage alors dans l’énorme bâtiment en courant et criant comme des forcenés, afin de dénicher la queue d’attente de leurs acteurs et actrices fétiches. La plupart des gens se dirigent vers le coin dédié aux acteurs Star Wars. Inutile de préciser pour quelle actrice en particulier.

Nous décidons de prendre notre premier ticket pour rencontrer Billy Boyd. Nous avons des numéros aux alentours de 150, ce qui n’est pas si mal et surtout nous laisse le temps de nous diriger ailleurs en attendant. Nous nous glissons dans la queue énorme en vue de récupérer le ticket pour Carrie Fisher, notre princesse adorée, qui en a fait fantasmer plus d’un, y compris notre webmaster (hein FireStorm?). Le numéro acquis est environ 550… Ouch ! Et la journée ne fait que commencer !

La première rencontre de ce merveilleux samedi fut Billy Boyd. Alors là… Il tient à préciser que la plupart des gens qui font la queue avec nous sont des minettes de 14 ans, déguisées en fée qui plus est. Comme je l’ai dit à mon cher Pizza, une fée de 150 kilos, ça le fait pas trop. No comment.

En général, Billy signe et le fan le remercie vite fait, pressé par les organisateurs qui veulent faire passer le plus de monde possible (et faire rentrer le plus possible d’argent…). Bref… En y regardant de plus près, on s’aperçoit que Rick Porras, co-producteur de la Trilogie, trône aux côtés de notre Pippin adoré. Une joie non dissimulée pour nous, mais qui ne semble aucunement partagée par les autres, qui ne le reconnaissent certainement pas… Qu’à cela ne tienne, nous on est des vrais fans ! Et on avait bien l’intention de ne pas passer inaperçus… On se présente, on sort le chocolat, et Pizza, sous son air nonchalant qu’on lui connaît si bien, sort deux bouteilles de vinasse valaisanne dont seul son paternel détient le secret. L’atmosphère est tout de suite détendue, et Billy et Rick sont très heureux et intrigués par notre prestation. Faut dire que l’accent anglais, c’est pas mon fort. Ajoutons un zest de trac pratiquement fécal, et vous obtiendrez un peu mon état physique et psychologique lors de cette rencontre. Pour résumer clairement la situation, j’étais au bord l’infarctus. Toute ma musculature se contractait au grand damne de mon estomac. Si j’avais eu la diarrhée ce jour-là, le CollectorMania se serait amèrement souvenu de moi, croyez-le. Mais comme qui dirait notre Rabelais chéri, revenons à nos moutons.

Billy Boyd et Rick Porras se montrèrent extrêmement courtois et rigolos. Bien que les photos fussent interdites par les organisateurs, c’est avec entrain que Billy posa avec nous, faisant fi des quelques consignes futiles de départ. Il est rare de sentir chez un acteur qui signe des dédicaces une gentillesse si profonde et si sincère. Longue vie à toi Billy Boyd ! Merci pour ces quelques minutes de bonheur qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Mais chaque bonne chose doit prendre fin, tôt ou tard…

Bob Anderson est également présent, et c’est une joie de rencontrer ce grand monsieur, maître épéiste, qui a travaillé sur nombre de film comme Star Wars, Highlander, Le Masque de Zorro, et plus récemment la trilogie LOTR . Un homme qui a traversé les âge du cinéma en y apportant son talent et son savoir-faire. Un personnage très sympathique, dont la femme présente, tout aussi sympa, a également accepté de poser sur la photo… Bien culte tout ça.

La queue est maintenant très courte (hem….), puisque seuls les numéros de tickets en dessous de 550 sont permis. Notre tour est donc arrivé. On se glisse dans la file, on prépare les appareils numériques, mais bien vite l’un des organisateurs (le clone de De Vito de Viva la Bam sur MTV pour ceux qui connaissent) nous interpelle et nous prie gentiment de ranger nos armes de paparazzi. En effet, il nous apprend que bon nombre de fans ne sont pas encore passés, et que plus de 1000 billets ont été distribués pour le samedi seulement. La décision d’arrêter cette distribution a même été prise. Ainsi, poser pour des photos prendrait trop de temps. Mince, nous qui rêvions d’un cliché aux côté de la reine de tous nos fantasmes. Nous passons donc devant elle pour faire signer blister et photos. Tout va très vite. Trop vite. Et nous n’avons même pas le temps d’échanger deux mots que nous sommes déjà obligés de laisser la place au prochain fan. Elle nous a tout de même adressé un regard en prononçant délicieusement un « Thank you ! »… Après avoir discuté avec Pizza, nous avons été d’accord sur la signification d’un tel regard. Elle semblait simplement vouloir nous dire : « Merci, je suis désolée mais je ne peux faire autrement… »… Délicieuse, pour reprendre les termes de note Han Solo adoré. Trop de succès cette femme… Mais bon, ça se comprend un peu…

Nous allons également du côté de Warwick Davis. Toujours aussi sympa le Peck ! (d’ailleurs, notre dédicace mentionne : « Don’t call me a Peck ! »). Je l’avais déjà rencontré du temps des Star Raiders (fan club de Star Wars) à leur apogée, lors de l’émission 100% 2000 sur la TSR, qui restera je pense l’un des plus beaux souvenirs de notre parcours de club… Rentrez les mouchoirs, je termine ici la touche nostalgique… Il confie même se souvenir de Ginger et de sa rubrique « sexinyourmouth » lors de l’émission de septembre 1999… Encore une fois, bien culte…

Nous avons aussi rencontré Caroline Blakeston, qui a incarné Mon Mothma dans SW ROTJ. Très gentille, elle me demande si je connais Federer… Je réponds que oui, mais que pour moi le tennis… bof… Elle nous sourit silencieusement et nous dit que c’est un héros… Elle prononce même son nom lors de la photo que je prends à ses côtés. D’ailleurs, si vous regardez les traits de mon visage, vous verrez que je suis en train de le dire également. Cette photo a bien fait rire Pizza qui s’est foutu de ma gueule tout le reste du week-end.

Durant la journée, nous tombons sur Daniel Logan, qui incarne le petit Boba Fett dans Episode 2… Il n’est pourtant pas là en tant que guest, mais il semble connaître du monde, spécialement les nourrissons de Harry Potter qui sont présents. Sympa, mais alors on voit bien que le cinéma et le succès lui sont montés au cerveau grave. Etrange, on joue un petit rôle dans un film à succès et on devient hydrocéphale tellement on se la pète. Culte. Il est jeune, et bientôt, il comprendra… Nous lui demandons tout de même une petite photo, que le morveux accepte tout en essayant de nous tourner en bourrique. T’es pas tombé sur les mecs qui fallait mon petit gars …

Après encore quelques kilomètres de marche entre les stands, nous nous rentrons, bien fatigués par cette mémorable journée, qui se termine dans le même resto rital que la veille…

Dimanche

C’est avec de la merde nocturne dans les yeux que nous rejoignons la file qui est encore dehors, et cette fois l’attente est plutôt longue, d’autant plus que les gonzesses derrière nous, si connes et laides qu’on se serait cru dans la ménagerie du cirque Knie, font un tintamarre du tonnerre. Violent. Pizza est à deux doigts de péter les plombs comme Michael Douglas dans Falling Down… Culte.

La journée se passe sans encombre. On rencontre les quelques acteurs SW présents qui nous intéressent, comme Richard LeParmentier alias Admiral Motti, et Ken Colley, alias Admiral Piett. Très sympas ! Je les avais déjà rencontrés de par le passé, mais j’ai profité de compléter ma collection de photos dédicacées…

Le temps restant est passé entre les stands, encore une fois, et nous allons à nouveau observer certains acteurs qui nous avaient plu, comme Billy Boyd ou Nathaniel Lees…

Après avoir quitté la convention, nous nous rendons à notre hôtel récupérer nos valises. Au retour, nous repassons, chargés comme des mules, aux abords du Centre Commercial, pour un dernier regard chargé d’émotions. Mais à la place d’une Happy End teintée de subtils parfums nostalgiques, nous avons droit au dernier show de notre oiseau national, j’ai nommé Daniel Logan. Le petit nain a maintenant coincé une gonzesse sans poitrine contre un pilier de béton et lui laboure la tronche de sa langue qui pue les Haribo. Encore une fois, culte.

On repart donc avec le sourire et c’est tant mieux… D’autant plus qu’on sait maintenant que le gamin sera présent au CollectorMania 7…

– Sarlacc