Dwalin

| STATUE – WETA COLLECTIBLES |

Dwalin est le premier Nain à frapper à la porte de Bilbo. Très vite, son caractère quelque peu rustre et fruste crève l’écran. Mais on se rend compte également d’autre chose, lorsque vient le temps de combattre : Dwalin est taillé pour la guerre, et il n’est pas question pour lui de laisser ses frères se débattre seul contre l’adversité.

Weta saisit donc parfaitement cette personnalité dans sa statue. Le Nain, les deux haches dans les mains, est fièrement campé sur ses deux pieds. Il attend l’ennemi, prêt à en découdre. L’agressivité suinte littéralement du personnage. Les muscles sont tendus, les mains serrées sur les manches de ses deux haches. D’ailleurs, détail intéressant, chaque arme porte son nom, gravé en runes naines sur la lame : Grasper et Keeper (littéralement le « saisisseur » et le « gardien »). C’est l’acteur Graham McTavish qui a eu la riche idée de les baptiser ainsi, se basant sur les noms des chiens des sœurs Brontë…

La sculpture est un sans-faute, et elle est sublimée par un paint job de haute volée pour du tirage en masse. Les fibres de la fourrure que Dwalin porte sur ses épaules ou ses bottes ressortent à merveille, grâce à plusieurs teintes de brun et un brossage à sec impeccable. Les lames des haches brillent avec un effet usé, sale, qui n’est pas sans rappeler le résultat obtenu à l’écran. On peut également mentionner la finesse du tatouage, sur le crâne du nain bougon. Bien entendu, il s’agit d’un décalque, mais il est appliqué de façon parfaite… Il faut dire qu’à ce niveau, le contraire aurait été synonyme de plantage en bonne et due forme pour ce personnage.

Les deux mains portent bien évidemment leur « poings américains », une idée fort plaisante de la part des créateurs du film.

L’aspect sale se retrouve également sur les habits matelassés de Dwalin, couverts d’une succession de décorations du plus bel effet. On dirait que de la poussière ou de la boue s’est coincé dans les interstices de ces enjolivures. Et que dire des bottes ? En ce qui me concerne, c’est peut-être la partie que je préfère ! On retrouve une fois de plus ce côté élimé par la route. Le sculpt est d’une très grande justesse à ce niveau, livrant les lanières, les plis ou encore les renforcements de métal qui engoncent l’avant des pieds…

Ah, encore une chose ! Lors de mes nombreuses visions du film, j’ai toujours essayé de comprendre comment Dwalin faisait pour fixer ses haches dans son dos. Grâce à la statue, je suis maintenant fixé, et je dois reconnaître que le système est ingénieux !

En guise de conclusion, je pense que cette statue rend vraiment hommage au personnage du film. Et l’un des premiers sentiments que l’on éprouve au moment de la première contemplation est : vivement ma prochaine du Hobbit !

– Sarlacc