Tauriel

| STATUE – WETA COLLECTIBLES |

Peter Jackson et sa clique ont pris une décision dangereuse, celle d’insérer de nouveaux personnages dans le Hobbit. Pas étonnant, avec un livre de quelques centaines de pages, étiré sur trois films de 2h30… Le risque était grand, au vu de la réticence des fans lorsqu’il s’agit de modifier le matériau d’origine – qui plus est lorsqu’on parle des écrits de Tolkien !

Mais force est de constater que Tauriel en impose dès les premières secondes d’exposition. La beauté « elfique » d’Evangeline Lily y est pour beaucoup, certes. On obtient une guerrière crédible, jamais ridicule, qui enrichit l’univers.

Weta, une fois de plus, nous comble d’une statue non seulement magnifique sur le plan esthétique mais dotée également d’une aura en adéquation parfaite avec le personnage.

On retrouve une Tauriel gracieuse et légère, ce qui est surtout conférée par une pause féline au possible. Postée sur une branche, cachée par la frondaison d’un arbre, on l’imagine mirer un adversaire.

La sculpture nous offre une profusion de détails, autant sur le socle que sur l’elfe elle-même. On notera la présence de champignons, colonisant l’écorce d’une branche tortueuse et séculaire. On aurait presque affaire à un diorama… Les cheveux de la belle sont d’une finesse peu commune et les traits de son visage évoquent sans conteste l’actrice. Même si ce n’est pas parfait, c’est de la très haute volée pour la ressemblance ! Il y a également toutes les volutes gravées au niveau du carquois et des brassards en cuir. Des fioritures qui rappellent tout de suite le monde elfique.

Le paint job, rien à redire. C’est comme pour chaque sortie ces dernières années. Par contre, précisons le goût certain pour les couleurs choisies. Le vert de la cape est profond, nuancé, et tranche avec le rouge des cheveux. (D’ailleurs, à ce propos, les mèches que Tauriel possède sur les tempes ont été collées après coup. De manière à éviter la casse, ils ont été fabriqués à partir d’un plastique mou.) A tout cela s’ajoute le brun des bottes et des braies, qui mime à la perfection le cuir.

Le visage est lui aussi nuancé. Peut-être pas assez, mais on reste dans du haut de gamme. Quelques traits de pinceau viennent approfondir le regard, un peu comme du mascara. Les yeux ont bénéficié d’un soin tout particulier, car c’est encore et toujours une condition sine qua non pour la réussite d’un faciès.

On commence par y être habitué mais a vraiment réussi le tour de force de réanimer une gamme qu’on croyait perdue depuis LOTR. Et à fortiori, a réussi à raviver la flamme qui sommeillait chez certains collectionneurs, dont votre humble serviteur !

« J’aime ! » comme on dit sur Facebook !

– Sarlacc