The Fly II


Statue en résine – Collectibles

En ayant été fortement impressionné par le résultat de la Mouche 1 chez , je me réjouissais comme un gosse pour cette deuxième statue.
Tirée du second film, la créature en question a longtemps subi des critiques de la part des puristes, ardents défenseurs du film de Cronenberg. On lui a par exemple reproché de ne pas suffisamment ressembler à une mouche.

Il est clair que ce nouveau monstre ne ressemble en rien avec celui que Chris Walas avait confectionné pour le premier opus. Mais c’est le même génie qui donnera naissance à Martin version mouche. D’ailleurs, le spécialiste des SFX tente sa chance en passant derrière la caméra. Et à mon sens ne s’en sort pas si mal ! (Faites que Patrick Tatopoulos en prenne de la graine pour Underworld 3 !)
Même si ce deuxième film n’est pas aussi artistiquement intéressant que le chef-d’œuvre de Cronenberg, on ne peut lui enlever sa sincérité. On tient là un vrai film de monstres, comme il n’en existe plus beaucoup à notre époque.

Mais parlons de la statue. Ma plus grande crainte la concernant venait du paint job. Mais comme pour la statue de la Mouche 1, c’est du tout bon. Il y a de nombreuses couleurs, qui vont du vert foncé au vert clair, en passant par du jaune (pour les sortes d’épines qui garnissent le monstre), du brun (pour les ombrages) et du beige pour l’intérieure de la gueule. On notera aussi des zones brunes, virant au rouge. La palme du travail de peinture revient sans conteste aux yeux, splendidement vernis et dessinés avec une précision chirurgicale. Les dégradés, les pupilles, tout y est pour renforcer la malignité du personnage. On ne le dira jamais assez, les yeux font partie des éléments prépondérants dans la réussite d’une statue.

La sculpture, rien à redire. On a l’impression d’admirer le travail d’un maquettiste ayant directement bossé sur le film. Toutes les rides sont là ainsi que tous les autres détails morphologiques du monstre. On notera également la présence de quelques poils collés sur le corps, un procédé déjà utilisé pour la Mouche 1. C’est après tout le seul moyen de représenter ces structures avec un tant soit peu de réalisme.

La pose est bien choisie. Elle permet d’admirer le monstre sous toutes ses coutures. Ni trop statique ni trop dynamique. Un peu comme dans le film, en somme…

Comme pour Brundle, mon plus grand regret revient au socle, à mon sens trop grand pour la statue. Il prend ainsi une place énorme en surface et vu que l’un des grands ennemis des collectionneurs se nomme ergonomie, c’est un peu dommage.

La limitation à 250 pièces montre bien que cette petite bébête possède un réel avantage : celui de ne jamais devenir la statue présente dans toutes les collections. C’est ce genre de trucs qui tend à personnaliser une vitrine ou une étagère, à une époque où la majorité des passionnés se jettent sur les mêmes produits…

Notons que, contrairement à Brundlefly, Martinfly est livré en trois éléments (sans parler du socle), à savoir le corps et les deux bras supérieurs munis de pinces. Cela permet d’éviter la casse durant le transport et ça ne dérange absolument pas sur le rendu final de la pièce. On ne voit quasiment pas les jointures. On est loin du Watcher in the Water de , donc (même si cette dernière est splendide et a toujours été l’une des statues les plus sous-estimée de la série).

Une pièce superbe, réservée aux fans du deuxième film (dont je fais partie) et aux fans de monstres bien foutus en général (dont je fais partie aussi).
J’ai été surpris avec l’annonce de cette statue, et c’est un sentiment que j’adore. Alors , ou Neca, continuez à nous surprendre, car c’est aussi bon qu’un orgasme !