Reaper

| Life size bust – ELITE CREATURE COLLECTIBLES |

Collectibles est l’un des fabricants les plus en vue actuellement. Leurs sorties ne sont pas nombreuses, mais elles démontrent à chaque fois une qualité exemplaire des produits. Comme je l’avais préalablement mentionné dans la review consacrée au buste du Lycan, les créations ECC sont un parfaite alliance entre les productions exécutées à la chaîne et les créations d’artistes, nettement plus intimistes et peaufinées.

Ce buste du Reaper ne déroge pas à la règle.

On sera la plupart d’accord sur le point suivant : Blade 2 est une suite du plus bel effet, bourrée de bonnes idées, qui pour certains sont novatrices. L’aspect des Reapers en est le plus le exemple. Ces créatures ont la possibilité de scinder leur mâchoire en deux pour déployer leurs pièces buccales, à savoir une trompe suceuse garnies de crocs.

C’est justement avec cet organe écœurant qu’est présenté le monstre sur le buste. Ce dernier est livré en trois parties, à savoir le socle (bien massif), le buste en lui-même, et les petits filaments qui s’extirpent de la trompe. Cela permet à la pièce de voyager sans risque.

Ce qui frappe de prime abord, c’est la qualité du paint job. Les teintes appliquées sur la peau confèrent à cette dernière un réalisme assez impressionnant. On notera la présence de veines sur le crâne, de deux couleurs différentes, exécutées à l’aérographe. Le résultat est vraiment très bon, même si certains ont décrété qu’elles étaient un peu trop voyantes. A côté de la peau, il y a aussi la peinture des yeux, un travail d’une grande finesse, surtout avec l’ajout d’un verni qui vient opacifier la pupille. Des vaisseaux sanguins strient le blanc des globes oculaires, ajoutant une touche « malade » fort bien venue.

L’intérieur de la gueule monstrueuse bénéficie aussi d’un traitement incroyable, avec tout un tas de coloris différents qui tentent de donner l’illusion de la chair. Toutefois, c’est peut-être ici que se trouve l’un des seuls défauts, si tant est qu’on puisse vraiment parler de défaut. On perçoit tout de même un côté « peu naturel » qui dénaturer un tantinet l’ensemble. J’en veux pour preuve les dents, peintes avec une seule couleur et de manière uniforme. Rien de gravissime, mais la pièce est tellement bluffante qu’on en vient à être un peu trop exigeant.

Par contre, un élément vient clairement compenser ce semi-échec : les crocs latéraux sont coulés dans une résine translucide ! De fait, on a l’impression de voir de puissants organes suceurs et on s’attendrait presque à surprendre un flux sanguin à l’intérieur. C’est ce genre de détails qui renforcent la qualité d’une pièce.

Les profils du buste, sous les épaules et une partie de l’arrière, sont peints en noirs. Pour ma part, je trouve que cela fait ressortir l’ensemble et des dégradés sombres débordent sur le devant du buste afin d’adoucir la transition des couleurs.

Le sculpt est quant à lui tout bonnement parfait. La peau est texturée, tout comme l’intérieur de la bouche. Le socle présente le logo du film avec un souci de sobriété fort bienvenu.

Le buste en lui-même s’insère tout simplement dans la base. Mais attention lors des transports, car la fixation des éléments n’est pas parfaite !

En définitive, nous obtenons encore une fois la preuve que ECC est l’un des fabricants les plus soigneux et prestigieux du moment.

Vite, les gars ! D’autres monstres, puisque c’est votre spécialité !

– Sarlacc