Pinhead

| PREMIUM FORMAT – SIDESHOW COLLECTIBLES |

Pinhead restera toujours l’une des plus grandes icônes du cinéma d’horreur contemporain. Une figure emblématique, de celles qui imprègnent la rétine puis l’esprit de tous ceux qui ont regardé le film… Ou plus simplement de tous ceux qui ont croisé son chemin au détour des sites et des magasines spécialisés.

Le design y est bien entendu pour quelque chose, mais il serait bien réducteur d’expliquer ainsi la notoriété du cénobite. Ce qui fait la force de ce personnage, c’est également son aura, sa classe morbide qu’il expose à chaque plan. Pinhead suscite la peur et l’aversion, certes, mais également une attraction étrange et malsaine chez le spectateur.

Sideshow a annoncé sa Premium Format de Pinhead il y a bien cinq ans, de mémoire. Puis, durant trois ou quatre ans, silence radio, tant et si bien que la plupart des collectionneurs avaient perdu espoir. Enfin, en 2014, le fabricant américain a eu la riche idée de ressortir le projet de ses tiroirs et de lancer la production.

Il faut dire qu’à l’ouverture du carton, on se rend compte de la complexité de la statue, spécialement au niveau de la tête. La sculpture est bonne et la ressemblance avec Doug Bradley est tout à fait honorable. Mais ce sont surtout les clous qui vous clouent sur place. Ici, par de subterfuge en plastique mou, non ! De vrais clous en métal, enfoncés un à un dans le crâne de la créature. Et force est de constater que le résultat va au-delà mes espérances les plus folles. Attention toutefois à manipuler l’objet avec soin. On n’est jamais à l’abri d’une casse éventuelle.

Cette tête est donc détachable (livrée dans son petit trou de polystyrène renforcé de plastique). On doit la fixer dans la statue grâce à un aimant. Une technique courante chez bon nombre de fabricants. Ensuite, il faut placer de petits crochets (en métal eux aussi !) dans les replis de chair situés à l’arrière du crâne.

La statue vient quant à elle se fixer sur un socle du plus bel effet, réalisé aux couleurs de la célèbre boîte des enfers. Le corps est fait d’une seule et même pièce. A ce propos, on saluera le formidable travail effectué sur les habits en simili cuir. De plus, ces éléments en « mou» se mêlent à des éléments en résine, mais les teintes et les textures sont si bien travaillées qu’il est difficile de faire la différence. On obtient donc une tunique extrêmement réaliste, que l’on peut disposer à sa guise.

Le paint job, bien qu’il ne soit pas d’une complexité effarante, a au moins l’avantage d’être soigné. Aucunes coulures, aucuns défauts apparents. Sur le visage labouré du personnage, des nuances de couleurs se marient pour le plus grand bonheur de l’observateur. Les yeux ont également bénéficié d’un soin exemplaire.

La pose retenue dévoile un Pinhead en position de force. Il tend la boîte mortelle à celui qui lui fait face.

La boîte, parlons-en ! C’est un véritable travail d’orfèvre, tant c’est minutieux! Les rainures et les circonvolutions ont été sculptées dans un réel souci de justesse par rapport à l’objet d’origine. On peut la placer entre les doigts souillés de sang du cénobite. Notons que la version exclusive présente une boîte supplémentaire. Celle qu’on obtient si l’on manipule correctement le mécanisme d’ouverture… Celle qui fait mal, en somme! ^^

Le torse arbore deux lambeaux de peau arrachée, que les artistes ont badigeonné de peinture rouge et brillante. Effet sanglant garanti !

Enfin, les outils de torture que porte Pinhead à la ceinture présentent un effet rouillé magnifique, obtenu sans doute par le bon vieux procédé du brossage à sec.

Vous l’aurez compris, je suis très enthousiaste par rapport à cette statue. J’ai clairement l’impression que a chouchouté ses clients. J’espère juste que ce n’est pas qu’un soubresaut, mais bien la preuve qu’un changement qualitatif est en marche. Encore une dizaine de pièces de cet acabit, et le géant américain aura peut-être un eu redoré son blason.

– Sarlacc