Ringwraith on Steed


Statue en résine – / Collectibles

Il s’agit sans doute de l’une des pièces / les plus emblématiques, puisqu’elle représente LA figure du mal dans le premier volet de la trilogie.

Lorsque j’ai ouvert cette statue – ce devait être le 11 juillet 2003, date de mon anniversaire – j’ai eu le souffle coupé, et ce ceci pour plus d’une raison.

Je l’ai souvent dit mais je le répète : ce qui constitue l’avantage et le charme de la collection / de LOTR est sans aucun doute le fait que chaque statue est le fruit des artisans qui ont eux-mêmes œuvré sur le film.
Enfin, et de mon propre point de vue, cette série possède quelque chose de fondamentalement nostalgique quant à une certaine période de mon existence de cinéphile. Durant trois hivers, j’ai pleuré, ri, tremblé devant cette monumentale trilogie, et mes statues me renvoient directement à cette époque en entraînant toutes une panoplie de souvenirs. Et des souvenirs qui ne sont pas forcément en relation directe avec les films. Bref, vous connaissez les associations d’images, d’idées et de souvenirs. J’y suis très sensible.
En bref, avoir une statue chez soi, c’est également avoir une « petite partie » du rêve sur son étagère.

J’adore la pose. Elle est sobre, statique, mais respire le mal à l’état pur. Un mal tapi dans l’ombre, calme, près à se déchaîner.
Et comment pourrait-t-on imaginer sculpture plus fine et respectueuse ? Difficile, à mon humble avis. J’en veux pour preuve cette foultitude de détails sur le cheval : plaies, poils, clous dans les sabots, parties de son armure, le harnais (qui n’est pas fixe et donne ainsi un profond sentiment de réalité), crinière et queue… Et je ne parle pas du personnage : replis de la tunique, gants de ferraille, solerets… (même si le Ringwraith est moins compliqué à reproduire que son destrier, il est clair…).
Un détail, qui semble trop souvent avoir échappé aux collectionneurs : l’épée soigneusement rangée dans le fourreau n’est autre que celle du Witchking en personne. On la reconnaît grâce au pommeau, une sorte de couronne de fer, ce qui la démarque des lames des autres Nazgûls. On a donc affaire au chef des Spectres de l’Anneau, ce qui constitue l’une des ses trois formes représentées dans la collection (le Witchking in True Form et le Morgul Lord sont les deux autres)

En ce qui concerne la peinture, il faut admettre que la statue ne présente pas forcément un challenge compliqué. Les deux créatures sont noires, point barre. Mais c’est là qu’intervient peut-être la subtilité. Les artistes ont eu la riche idée d’appliquer des teintes brunes et grises sur le bas de la cape du Ringwraith, simulant ainsi la saleté accumulée durant la chevauchée. Même topo pour les sabots du canasson, souillés de boue.
De fines traces rouge sang parsèment les plaies béantes du cheval, des sortes de griffures à l’origine douteuse (sans doute des séquelles de leur traitement dans les sombres écuries du Mordor). Une petite couche de verni recouvre les yeux noirs du monstre. Des yeux qui semblent presque vivants. Superbe résultat. Dieu sait que les yeux sont importants sur une statue !

Cette pièce est sans doute l’une des plus évocatrices de la série. Si on ne devait posséder qu’une seule statue du Seigneur des Anneaux, je pense que la plupart des collectionneurs choisiraient celle-ci pour sa représentativité de la Trilogie.

Eh, juste au passage, aux côtés de Gandalf sur Shadowfax, ça déchire sa race !

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