Bruce from Jaws


Maquette – Collectibles

Je l’ai souvent dit. Un proder qui entre dans une collection n’est pas qu’un simple objet de plus, censé embellir par son esthétisme des étagères garnies d’orcs et autres chasseurs de primes. Dans ce nouvel objet, il y a souvent une part bien plus personnelle qu’en apparence. Je parle bien entendu de la part sentimentale. Car un objet véhicule avec lui, qu’on le veuille ou non, des souvenirs : les réminiscences d’un voyage, de semaines de vacances, d’un week-end en amoureux, lors duquel votre chérie vous aura offert le buste qui trônait entre les bibelots poussiéreux de la vitrine de quelque bazar découvert au coin d’une rue. On peut aussi citer ces émotions rattachées à une période d’existence. Oui. L’objet garde en lui le goût d’un morceau de vie. Un goût qu’on ne voudrait surtout pas oublier. Alors, le proder n’est plus seulement l’objet d’exposition prévu mais bien cette célèbre madeleine dont parlait Proust, celle qui, lorsqu’on la goûte, fait jaillir une foule de sensations, d’images ou de sentiments.

Tout ça pour dire que cette review est pour moi un peu spéciale, puisqu’elle porte sur l’une des pièces qui remplit le mieux cet office de madeleine. J’ai reçu cette maquette de Jaws lors d’un anniversaire surprise organisé par ma tendre chérie. Tous mes amis étaient présents, sur une plage, à m’attendre avec des bouteilles de vin et des braises rougeoyantes qui serviraient au barbecue. Je ne m’y attendais pas du tout. Et tous ces amis se sont cotisés pour m’offrir cette splendide pièce.
De plus, Jaws est l’un de ces films cultes qui ont bercé mon enfance. Pas étonnant que ce requin représente tant à mes yeux.

Mais passons maintenant à la review elle-même. La sculpture de cette monumentale maquette a été exécutée selon les plans de Bruce, le monstre mangeur d’homme du chef-d’œuvre de Tonton Spielberg. Grâce aux indications de Terry Wurmser, le fils de Frank Wurmser, un ingénieur qui s’est occupé du requin sur le film, Mat Falls de a pu enfanter d’un modèle réduit tout à fait ressemblant à l’original. Il s’est aidé de différents documents du monstre que Terry avait gardé. D’ailleurs, certaines de ces planches, très belles, sont disponibles avec la version exclusive du requin (250 exemplaires). Et, connaissant le film, c’est bien ce qui saute aux yeux ! Les cicatrices sont placées aux mêmes endroits, le regard noir du monstre renvoie directement au regard glacé de Bruce, tandis que les dents et l’intérieur de la gueule ont une nette tendance à reproduire la réalité. Notons également le détail des appendices copulateurs du squale, qui, si l’on connaît un tant soit peu l’anatomie de ces poissons, indique qu’il s’agit là d’un mâle. On reconnaît bien la silhouette trapue du monstre, avec la base de sa queue écrasée à l’extrême. Un biologiste marin aurait, je pense, quelques remarques à émettre, mais après tout, il s’agit là de Bruce, et non d’un quelconque requin (ce qui, soit dit en passant, constitue un argument de poids face à ceux qui ne voient dans ce proder qu’un vulgaire modèle réduit de « requin », et qui lui reproche ce côté « National Geographic »)
Et bien non ! La sculpture est trop bien faite. Ce n’est pas un requin, mais LE requin des Dents de la Mer. En cela, est clair avec ses clients.

Pour la peinture, c’est un véritable sans faute. Ce n’est sans doute pas la statue la plus compliquée à peindre, mais admettons que le travail est irréprochable. La peau de monstre, son » grain  » fait illusion complète. L’intérieur de la gueule également !

L’un des autres points fort est aussi le socle. Pour ma part, je n’aime pas les socles bariolés ou trop chargés. Je réfère la classe de la sobriété. Et là, c’est tout à fait ça. Le socle est coulé dans une sorte de résine colorée qui simule l’eau de mer. Des bulles emprisonnées dans la résine renforce ce côté « réel »… Et l’inscription de Jaws, reprenant le logo original complète cette « masterpiece ».

Peut-être suis-je peu objectif vis-à-vis de cette pièce, puisqu’elle matérialise l’amitié que m’ont témoignée des gens que j’adore par-dessus tout sur cette bonne vieille terre. Mais en tant que gros fan du film, je ne peux que me rendre à l’évidence : nous tenons là le proder ultime de Jaws.

Lorsque la passion du cinéma et de la collection se mêle à l’amitié, on obtient des souvenirs mémorables. Ces derniers feront partie intégrantes de ma personne, pour toujours.

Merci les amis. Merci Jack. Merci ma chérie. Je vous aime plus que tout…

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