Sandtrooper

| PREMIUM FORMAT – SIDESHOW COLLECTIBLES |

Le Sandtrooper fait partie des soldats de l’Empire les plus emblématiques, et c’est pour ma part l’un des plus beaux costumes de tous les films confondus. La première partie de l’Episode 4 se passant sur Tatooine, on les aperçoit à maintes reprises, reconnaissables au plastron ornant leur épaule.

Sideshow propose donc leur Premium Format sur un socle finement ouvragé, heureusement loin des standards que la boîte américaine voudrait imposer aux collectionneurs, avec des tailles abusées et des fioritures en tout genre. Un bon moyen de gonfler le prix, soit dit en passant ! Pour appuyer mes dires, il n’y a qu’à regarder le tarif de cette statue de Sandtrooper, quelques 100 euros en-dessous des autres Premium Format du moment.

Car là, rien de tout ça ! Une simple dune de sable, agrémentée d’un crâne de bantha du plus bel effet. La version exclusive présente en plus un « womp rat », une petite créature issue de la faune de Tatooine, que l’on peut positionner près des jambes du soldat. Pas grand-chose – comme la plupart des versions exclusives du moment, soyons honnêtes – mais cela ajoute un petit côté « creepy » que j’affectionne vraiment.

La sculpture est magnifique. L’armure en elle-même présente de belles courbes et des surfaces planes, agrémentées de fioritures liées aux tempêtes de sables qui battent en permanence la planète. De la saleté s’accumule donc un peu partout, et les artistes s’en sont vraiment très bien sortis. C’est d’ailleurs l’un des éléments que j’apprécie le plus sur ces personnages : le fait qu’ils portent les marques d’une vie dure, austère, écrasés qu’ils sont pas la chaleur du désert.

Chaque élément de l’armure est collé sur un corps recouvert du célèbre spandex. Réalisé à partir de vrai tissu synthétique, ce « vêtement » fait carrément illusion.

Il semblerait toutefois que le casque ne soit pas 100% accurate, avec une forme trop écrasée latéralement. C’est Kéké « Dark Kev », grand manitou en la matière, qui me l’a fait remarquer. En comparant avec les photos du film, on est obligés d’admettre qu’il a raison. Ce petit rien pourrait donc en déranger certains…

Pour ce qui est de la célèbre épaulière orange, elle se fixe très simplement sur la nuque du personnage, et se retrouve coincée entre la tête et le torse aimantés.

Quant au backpack, on pourrait lui reprocher un certain manque de finesse, mais cette remarque est formulée dans un souci d’objectivité pure. Pour ma part, cela ne nuit en rien à la pièce. On est toutefois loin du rendu que pourrait proposer un fabricant comme , par exemple, habitué à restituer le réalisme des petites choses dans leurs moindres détails. A ce propos, l’objet en question vient se fixer sur le dos et deux lanières avec crochets se glissent sous les aisselles. Difficile de resserrer lesdites lanières et, pour ma part, je les ai laissées un peu « détendues » sur la statue.

Le casque est en résine, donc très lourd. Comme dit plus haut, il vient s’ancrer sur le torse grâce à un aimant bien balèze. Le paint job sur cette partie se révèle très bon, avec un verni sombre et légèrement verdâtre au niveau des yeux.

L’arme, quant à elle, s’ajoute à la statue par l’intermédiaire d’une main droite, elle aussi aimantée. Le corps de l’arme n’épouse pas parfaitement la main gauche, mais ce n’est nullement dérangeant.

Au final, il en résulte une statue vraiment iconique, à la pose sobre et classe, qui trônera fièrement dans toute collection. On retiendra la simplicité de la pièce, au sens noble du terme, ainsi que son prix relativement modéré, surtout en cette période qui prône la démesure des tailles et des coûts

– Sarlacc