Dain Ironfoot

| STATUE – WETA |

Dain Ironfoot fait partie de ces personnages instantanément cultes, dont Peter Jackson et son équipe ont le secret. Il suffit d’un coup d’œil pour savoir que les concepteurs ont bataillé sec sur leurs croquis, tant le design de ce chef nain est impressionnant. Ajoutons bien entendu une monture peu commune, et on obtient une statue fantasmée par bon nombre de collectionneurs bien avant l’annonce faite par .

Dain est juché sur son sanglier de guerre, marteau tendu vers un ennemi imaginaire, le faciès déformé par la rage et la haine. On imagine un cri de guerre jaillissant de sa gorge nouée par la fierté de son peuple. La monture dévale une pente douce faite de roc saupoudré de neige. En clair, une pose parfaite, simple mais qui a le grand mérite de conférer du mouvement à la pièce sans tomber dans l’excès.

La finesse de la sculpture est totalement démentielle. Les ornementations, les pièces d’armure, les plumes du cimier, la barbe de Dain, la cuirasse et les poils du cochon… C’est une avalanche de détails. On est en présence d’un vrai joyau artistique, à placer aux côtés d’un Sauron ou d’un Thror .

Le paint job est maîtrisé. Les effets métalliques scintillent de mille feux, et la précision semble de mise. En effet, chaque couleur est appliquée avec soin, sans trop de débordement. On notera toutefois une erreur de taille : le canon d’avant-bras droit arbore le même vernis que le manche du marteau de guerre.

La statue arrive en 4 pièces, livrées dans leurs sempiternelles loges de polystyrène : le socle, le cochon, le bras droit de Dain (portant le marteau) et le haut de son corps. En effet, les jambes et le bassin sont fixés à la monture. Il suffit d’insérer les rivets métalliques de la longe au mors du sanglier, loge elle-même solidaire de la partie haute de Dain.

En parlant du bras droit, sachez qu’il s’agit d’un élément amovible pour l’envoi en carton. Malheureusement, il semblerait que plusieurs exemplaires souffrent d’un souci lié à la force magnétique de l’aimant présent dans le système, trop faible pour que le membre tienne en place. Un petit peu de patafix devrait pouvoir remédier au problème, si jamais…

En définitive, cette statue est au service des fans collectionneurs du Hobbit. L’arrivée de Dain reste l’une des scènes les plus emblématiques du troisième opus, et elle matérialise l’audace des designers de chez , soucieux d’apporter au film un visuel débridé et décomplexé, tout en restant dans les limites instaurées par le réalisme de la trilogie originale. Qu’on se le dise : un guerrier nain vociférant des insultes depuis un destrier porcin n’est rien d’autre qu’un condensé de Fantasy à l’état pur, de ceux dont rêvent la plupart des geeks nourris à l’imagerie du jeu de rôle,et plus particulièrement à celle de Warhammer… Dans le même genre, on attend Thranduil sur son mégacéros de pied ferme, et je pense que la clientèle pour ce genre de pièce existe, comme l’atteste le statut « sold out » de Dain sur le site de

– Sarlacc