Gothmog on Warg


Statue en résine – / Collectibles

Lorsque a montré les premières photos du monstre (ce devait être en juillet 2004 lors du Comic-Con il me semble….), les fans ont applaudi l’idée du Warg, mais ont démontré une certaine déception quant au choix de son cavalier.

Tout le monde s’attendait à un Warg. Des rumeurs parcouraient le web, et bon nombre de collectionneurs en étaient certains. Mais pour eux, l’orc qui devait figurer sur son dos ne faisait pas de doute : Sharku, le meneur des Loups d’Isengard lors de l’attaque éclair des fugitifs du Rohan, ceci dans les Deux Tours. En effet, il s’agit en outre d’une scène relativement culte, bien que totalement inventée par les scénaristes…

Mais voilà ! Les copains de en ont décidé autrement, en plaçant Gothmog en tant que monteur du Warg. Il s’agit là de la matérialisation d’une scène de quelques secondes du Retour du Roi… Mais, par contre, Gothmog possède une prestance et une durée d’exposition qui dépassent largement celles de Sharku.

Pour ma part, j’aurais préféré un Warg avec Sharku et un Gothmog en solo. Il est des choses qu’on ne peut pas choisir, que voulez-vous…

L’emballage de la statue est assez gros, sans tomber dans les extrêmes. Bien protégées, les deux parties de la statue doivent être assemblées avant l’exposition. La bride est rattachée à la main droite de Gothmog, bride dont les embouts permettent une implantation au niveau du collier du Warg. Ensuite, une fois cette manipulation accomplie, il suffit d’installer le général orc sur le dos de sa monture. Si vous voulez y arriver, suivez les deux étapes, dans l’ordre, que je viens de vous décrire ici.

La sculpture. Comme bien souvent avec , rien à redire, surtout qu’il s’agit de créatures et non d’humains à visage découvert. Et les monstres ne sont-ils pas la spécialité des magiciens Néo-Zélandais ? Toutes les boursoufflures et autres tumeurs de Gothmog ont été réalisées avec une finesse propre à donner la nausée, et c’est plutôt un bon point, non ? Ses pièces d’armure et sa cotte de maille ressortent à merveille en se mêlant à des habits de fourrure. Il me semble que les artisans sculpteurs on représenté l’orc dans tous ses détails, ne laissant rien de côté.

Quand au Warg lui-même, ses poils ont été sculptés d’une manière tout à fait honorable. En tout cas, l’illusion est parfaite. La crinière se déploie en panache alors que le reste du pelage contraste par ses poils courts. L’intérieur de la gueule est ce qui me plaît le plus. On voit la langue, le palais, ainsi que chaque dent affûtée. La peinture, dont je parlerai plus loin, permet de mettre en exergue tous ces détails…

La pose. Peu dynamique mais diablement classieuse. Le Warg fronce des sourcils, ce qui est sans doute dû à la poigne de fer de son maître qui tire sur la bride. C’est ce que j’appelle une statue de présentation. Elle permet d’obtenir une représentation de deux personnages de la trilogie sans toutefois les mettre en scène. Ce n’est pas un « instantané » comme la statue de Gandalf sur Shadowfax ou le Balrog, pour ne citer qu’eux…

Le Warg est peint à l’aérographe, ce qui permet de nuancer et de mélanger des teintes allant du beige au brun foncé. L’intérieur de la gueule est rouge, presque rosée, tandis qu’un verni brun et brillant renforce l’aspect réaliste des dents, des canines gâtées et entartrées.

En définitive, cette statue est faite pour les amoureux de monstres, comme moi. Il n’agit pas de personnages principaux, ce qui explique sans doute le désintérêt du public. J’en veux pour preuve sa cote actuelle, largement en-dessous de son prix de départ. Il faut dire qu’un tirage de 4500 pièces n’arrange rien du tout (elle a été éditée lors de l’explosion de popularité de la gamme, il y a quelques années). Mais pour un prix pareil, inutile de s’en priver !

Une statue parfaitement laide, ou parfaitement belle, tout dépend du point de vue. Car la laideur a elle aussi sa propre beauté. Ne l’oublions pas.

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