Balrog


Statue en résine – /

Le Graal ! On le nomme ainsi sur les forums de collectionneurs. Et pour cause ! Sorti en 2002 et édité à 1000 exemplaires seulement, le Balrog, première version, possède toutes les caractéristiques pour séduire les faibles passionnés que nous sommes.

Pour la petite histoire, il est intéressant de noter que le Balrog a mis plusieurs semaines avant d’être sold out sur le site de . Pour comprendre un tel phénomène, impensable à l’heure actuelle compte tenu du nombre toujours croissant d’aficionados, il faut se replonger dans le contexte de l’époque. Peu de collectionneurs prêtaient attention aux produits dérivés de luxe. La plupart se focalisaient sur la collection des petites figurines Hasbro ou McFarlane. Attakus sortait ses premières statues Star Wars et Master Replicas s’extirpait de l’ombre, tel un renard apeuré par le marché… (un renard rusé, donc…)

Puis, tout à coup, l’attention de milliers de collectionneurs se fixent sur la licence / . Tirées d’une trilogie instantanément culte, ces statues voient subitement leur stock diminuer et leur cote grimper à toute vitesse, spécialement à la période du Retour du Roi. Je pense que l’intérêt pour cette collection s’est tout simplement embrasé, et le mot est faible. Fini le plastique pour beaucoup. On se recycle dans la résine ! Et ce n’est pas pour déplaire aux amateurs de cinéma et de belles choses en matière artistique ! Car tout une myriade de fans, qui n’ont jamais collectionné quoi que ce soit, sont enchantés par ces produits à l’esthétisme démesuré. Ca coûte cher, on demande quelques prêts aux banquiers du coin, et on fonce !

Les collections LOTR poussent comme des champignons, si bien que la firme / prend la décision d’éditer ses créations avec un tirage nettement moins limité. Mais, entre temps, des Graal étaient nés…

Et le Balrog dans tout ça ?

Les ailes repliées, le dos courbé vers l’avant, Le Balrog est tassé sur lui-même. Son bras gauche pend nonchalamment tandis que le droit tient le fouet enflammé dont le Maiar de l’ombre fait montre sur le pont de Khazad-dûm …

Des flammes surmontent son épine dorsale. Sa face monstrueuse se fendille de plusieurs crevasses, d’où suinte un magma incandescent prêt à exploser comme autant de haine trop longtemps refoulée dans les entrailles de la Moria. Des cadavres d’orcs et autres débris jonchent un sol meurtri par le passage répété des Nains. Le plus malfaisant serviteur de Morgoth fustige son ennemi d’un regard de feu, et pourtant si froid. Une lumière couplée à une chaleur presque étouffante semblent émaner de sa gueule grande ouverte. L’arme infernale s’enroule une dernière fois autour du corps en fusion, avant de fondre sur sa cible. Vous l’aurez compris au travers de ces quelques lignes : la sculpture à proprement parler frise la perfection. De plus, la pose choisie est si « risquée » qu’il m’est impensable d’omettre de vives félicitations. Bon nombre de Balrog sont arrivés cassés chez les particuliers, et cela ne m’étonne guère. Mais admettons-le : ça le fait grave. C’est LE Balrog, tout simplement !

La peinture maintenant. Le mélange de rouge, de jaune et de orange utilisé pour les flammes donne véritablement l’impression du brasier qui auréole la créature. J’ai quelques bases de peintures sur figurines, et je dois admettre que même si ce n’est pas la plus compliqué à rendre, les flammes ont vite tendance à se retrouver « inanimées » du point de vue de la coloration. Mais là, le résultat est tout à fait satisfaisant.

Un point noir (car il en faut un de temps en temps…) : la fragilité du fouet. Des dizaines de collectionneurs, pour ne pas dire des centaines, se sont retrouvés confrontés à des problèmes de fissures au niveau de l’arme du monstre. Et pour cause ! Il est question ici de le « tordre » légèrement afin de le placer correctement au niveau du poignet et de l’aile. Quelquefois, la résine supporte mal ces quelques tensions, entraînant les dégâts décrits plus haut. On recommandera ici, si jamais, de chauffer l’arme à l’aide d’un sèche-cheveux, de manière à ramollir un tant soit peu la résine. Une fois cette manipulation accomplie, fixez l’arme encore chaude sur la statue. Lors du refroidissement, elle devrait adopter sa nouvelle « forme »… Une chose encore : faites attention à retirer le fouet lors des transports dans votre appartements. On ne se sait jamais…

Il ne se dresse pas, tête haute et torse bombé, au dessus de ses ennemis. Il préfère adopter un air presque vigilant, voire méfiant, mais cette attitude ne fait qu’occulter une fourberie et une malignité parfaites. Car le Balrog représente le mal à l’état pur. Sans hésiter, il s’agit du plus puissant méchant de la Trilogie de PJ, juste après Sauron. Il fallait bien une statue à son effigie. Et une statue de qualité, qui puisse lui rendre hommage. Et c’est chose faite !

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