Cave Troll


Statue en résine – /

A l’aube de la collection / , lorsqu’une minuscule poignée d’aficionados se ruaient sur ebay ou dans les boutiques spécialisées pour se procurer ces merveilles, le Troll des Cavernes faisait son apparition. Exclusivité du site , il mit plusieurs semaines à être sold out, chose quasi impensable à l’heure actuelle vu son tirage de 750 exemplaires !
De plus, cette pièce n’a pas le look « exclusive » que l’on comprend le plus souvent de nos jours, à savoir une statue simplement « améliorée » par rapport à la version vendue dans tous les magasins (une cape pour le Grievous PF, une médaille pour le Han PF, le Necronomicon pour le Ash PF, la couleur grise du Hulk PF…etc).

En parlant d’exclusive, comprenez ici une statue totalement inédite, monstrueusement belle et surtout hyper massive. Bref, un Graal est né, sans le feu des projecteur. Qui aurait pensé que quelques mois plus tard, la cote de cette statue passerait de 300 $ à plus de 1000$ ? Pour tout dire, le Troll incarne un peu, avec la Balrog, le « désintérêt » de la plupart des collectionneurs… Si l’on replace tout cela dans le contexte de l’époque, précisons que les collectionneurs portaient plus leur attention sur le plastique que sur la résine… McFarlane, Hasbro, et d’autres se partageaient la part du lion. Master Replicas commençait juste avec ses sabres SW. Nous étions en 2003…

Le Troll. Je me souviens de son déballage, dans le hall de ma maison, en début de l’été 2003 (grosse canicule en perspective !). Je venais d’être engagé dans mon premier job rémunéré. Après une commande ratée chez feu Dr Gotham (sans blague..), je me suis rabattu sur Toy Palace, qui le proposait pour la modique somme de 350 euros (pas taper !)… C’est cher, mais après tout, je gagne ma vie ! Je me dis qu’on ne vit qu’une fois, et puis hop ! Je fais donc le « sacrifice » ! Le déballage est fébrile. Je sépare les deux grosses parties de polystyrène, j’enlève le papier de protection et j’admire. Une bonne grosse baffe ! Etat nickel en plus ! Je le sort de son emballage, avec son socle, et je l’expose sur la table du salon.
Je me mets à genoux en plein devant, le regard à sa hauteur… Et puis j’appelle ma maman (je t’embrasse et je t’aime, où que tu sois…). Elle sourit en voyant le monstre. Il en impose le bougre ! Pour tout dire, je venais de recevoir la pièce qui, encore à l’heure actuelle, se trouve dans mon top 3 des proders que je possède…

La peinture est excellente ! Les gerçures et la peau pierreuse du Troll ressortent à merveille. Les yeux et l’intérieur de la gueule brillent grâce à l’application d’un verni. Les plaies (souvenez-vous des flèches de Legolas et des coups d’épée et de hache de Gandalf et Gimli…) suinte d’une humeur noire. Du sang ! Il brille lui aussi, comme s’il venait de s’écouler de blessures béantes. Le monstrueux marteau arbore des teintes de rouille et fissure l’endroit où il entre en contact avec le socle… Le dessous du ventre est plus clair et n’arbore pas « d’écailles » protectrices comme sur le dos. Chaque détail de peau y est visible grâce à une technique de peinture parfaite : une couleur plus foncée se retrouve dans les plis, tandis qu’une brossage à sec en gris clair fait ressortir le tout. Non vraiment, le paint job a de quoi impressionner !

La pose est tassée, agressive. Le Troll vient de louper sa proie (j’en veux pour preuve la masse d’arme plantée dans le sol fissuré) et la cherche du regard en grognant. En y réfléchissant, il doit bien s’agir de Sam Gamegie, qui lui a passé sous les jambes… La chaîne au cou du monstre semble figée dans un mouvement sec de la nuque. Il y a aussi un petit détail fort sympathique, que je vous laisse découvrir sur les photos ci-dessous… Le sculpteur, Jamie Beswarick, a dû bien se marrer lors de son travail…

Le socle est une petite merveille. On reconnaît bien le sol de la Moria, avec un os, un crâne de nain et une flèche abandonnée. Ce socle donne à l’ensemble cette touche « de scène du film instantanée » que j’apprécie beaucoup (comme sur la statue de Gandalf sur Shadowfax, le Mumak, Sauron et bien d’autres…)

Le Troll est l’une des pièces qui attirent le plus facilement le regard des visiteurs lors de la découverte de mon antre. Et pour cause ! Le Troll est vraiment massif. L’un des plus grosses résines de l’époque, à n’en pas douter. En outre, le monstre est tout de même impressionnant : une agressivité bestiale et stupide, diffuse aux travers de ses yeux. Je ne vais pas épiloguer plus longtemps. Nous tenons là, pour ma part, la plus belle statue . A chaque regard, je me retrouve plongé dans la tombe de Balin, cousin de Gimli, dans les sombres tréfonds de la Moria, et je revis cette scène géniale. Heureusement, Legolas, Aragorn, Gandalf et les autres héros veillent sur mes étagères. Je ne suis pas seul face à cet ennemi à la force colossale.

Le Troll est un Graal. La deuxième plus belle pièce de ma collection (il fut en effet détrôné par le Predator au mois de juin 2006). J’espère ne jamais devoir m’en séparer car il véhicule avec lui une grande quantité de souvenirs (avec ma maman par exemple). C’est une pièce issue d’une période clé dans ma passion, la période LOTR où les films nous en mettaient plein les mirettes. Je n’oublierai jamais ces sensations.

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