George the Mogwai

| LIFE SIZE STATUE – FAN MADE PAR ULTIMARATIO |

Steven n’est plus à présenter, du moins sur notre forum, puisque c’est l’artiste qui s’est occupé de notre buste de Gollum (Alpha Project). Il y a quelques mois, Steven s’est lancé dans la réalisation d’un mogwai échelle 1 :1, tiré du deuxième opus de Gremlins. Une créature nommée George, reconnaissable à son faciès de mafieux aux lèvres pulpeuses.

Avec un tirage de seulement six pièces pour l’instant (ce nombre pourrait être revu à la hausse, au bon vouloir de l’artiste) cette réplique est une véritable déclaration d’amour pour le film de Joe Dante. J’en veux pour preuve ce soin exemplaire, cette minutie et cette volonté de se rapprocher au mieux du matériau d’origine.

Ce qui interpelle au premier abord, c’est justement la propreté du travail effectué. Steven est un orfèvre, de ceux qui se concentrent à 100% sur leur tâche en y mettant du cœur, mais aussi de l’intelligence. Rusé comme un Sioux, il a su trouver les meilleures techniques, que ce soit sur la sculpture, la peinture, les matières employées ou l’implantation des poils. Voilà 20 ans que je collectionne des produits dérivés. 20 longues années de recherches, de découvertes, d’illusions et de désillusions. Et c’est bien simple : j’ai rarement vu un travail aussi parfait en ce qui concerne l’exécution pure d’un objet dérivé.

La sculpture montre à quel point l’artiste est soucieux du rendu de son œuvre. Finalement, les parties charnues de la créature ne sont pas nombreuses, puisqu’elles se limitent au visage, aux mains et aux pieds. Toutefois, les rides, les petits détails de la peau, les paupières, les narines, les ongles sont autant de détails qui montrent que rien n’est laissé à l’abandon.

Les yeux sont l’œuvre de l’artiste également. La transparence permet au globe de briller de vitalité, tout en gardant ce « regard de marionnette » si important dans le design originel. Les paupières sont dénuées de cils car la créature n’en possède pas, contrairement à certains autres mogwais. Les dents, coulées dans de la résine quelque peu translucide, saillent d’une bouche déformée par un mauvais rictus. Le résultat est stupéfiant et renvoie au dentier d’un enfant.

Les ongles ont été peints avec une grande précision. Recouverts d’un verni brillant qui renforce leur réalisme, Steven n’a pas oublié les racines blanchâtres à la base de chacun d’entre eux.

Venons-en à la fourrure, car c’est elle qui recouvre la plus grande partie du corps de la créature. La difficulté principale vient du fait que les teintes de poils diffèrent en fonction de l’endroit où ils se trouvent. Il y a du gris clair, du gris foncé, du noir, du blanc… Et comme si cela ne suffisait pas, la fourrure de George présente une série de « dessins » tout à fait spécifiques, comme la tache blanche qui orne son ventre, encadrée par des bandes noires. Le visage est lui aussi caractéristique du personnage, avec ces zones noires autour des yeux, surmontées de poils blancs et gris.

Enfin, une moustache ébouriffée flanque sa gueule déformée. Autant de détails qui permettent à l’artiste d’accoucher non pas d’un mogwai mais bien d’un mogwai en particulier !

Je pense que les photos qui accompagnent cette review permettront à tout le monde de se forger sa propre opinion sur cette incroyable pièce.

Nous attendrons de pied ferme les prochaines créations de l’artiste, avec entre autres un Mohawk « mogwai mode » et le buste de Bolg du Hobbit ! Vivement !

– Sarlacc